Mobilisation devant le méthaniseur-poubelle de Bioquercy

A l’appel de la confédération paysanne une trentaine de militant(e)s ont bloqué mercredi matin, les accès au Méthaniseur de BioQuercy (Gramat) durant le temps où l’une des leurs étaient entendue à la gendarmerie de Livernon, accompagnée elle aussi, par un bon groupe de soutien.

Malgré les irrégularités constatées sur le site, sur l’épandage et sur les sites de stockage, Bioquercy a porté plainte pour dégradation et violation de la propriété privée. Cette plainte concernait l’action de décembre où des militants déployaient une banderole du haut du méthaniseur, cela durant la visite du premier ministre dans le secteur.

Accueil musclé ce mercredi matin devant Bioquercy avec escadron et huissier de justice. Les militant(e)s ont cependant maintenu le siège durant les deux heures d’interrogatoire de leur consœur à la gendarmerie de Livernon.

 

Une occasion pour le groupe bloquant l’accès au méthaniseur de voir arriver un camion citerne porteur de toute évidence de boues d’épuration du Cantal.

 

 

Depuis plus d’un an, la Confédération Paysanne du Lot, le Collectif Citoyen Lotois et le GADEL, dénoncent un projet surdimensionné. La concentration de déchets provenant de plusieurs départements sur un périmètre réduit entraîne un risque majeur de pollution des eaux. Du fait de la nature particulièrement filtrante du sol (karstique), les bactéries, métaux lourds, résidus de pesticides et d’antibiotiques se retrouveront directement dans les captages d’eau potable. Une procédure est en cours contre l’arrêté d’autorisation du projet contestant, en particulier, la validité du plan d’épandage sur des surfaces fragiles et nettement insuffisantes.La Confédération Paysanne du Lot est favorable à une méthanisation locale « PAR ET POUR » les agriculteurs. Nous sommes d’accord pour méthaniser à Gramat les déchets des abattoirs de Gramat, mais pas ceux de Brive et de Montauban.

 

 

lectures à Cambes avec « les voix du Caméléon »

 Les trois comédiens des « voix du caméléon » avaient installé leurs tréteaux ce vendredi soir à Cambes pour « lectures dans la ville » une belle initiative de « lire à Figeac » qui prenait date pour la seconde année à Cambes. Mis en scène et en paroles, ces écrits prenaient corps à travers quelques situations comiques, telles que les rapports incendiaires entre une mère et sa belle-fille ou la perversité d’un couple en déroute. Ce fut aussi la découverte d’un très  beau texte sur le jeunisme et une magnifique parenthèse érotique sur un fin d’après-midi torride pour une mère de famille.

Ces lectures se prolongeaient par un pot offert par dcpb et C’zen, les deux associations qui accueillaient..

dcPb …agenda…actus…

Mis en avant

assoc_PB

Agenda…

 

Le Roundup face à ses juges avec Marie-Monique Robin à Figeac !

Vigilance OGM 46 et les Cinémas du Grand-Figeac vous proposent une soirée exceptionnelle avec la projection du documentaire Le Roundup face à ses juges (90′) jeudi 1er mars en présence de sa réalisatrice Marie-Monique Robin qui accuse Monsanto de crime d’écocide.

Ecoles du Lot, à nouveau  la mobilisation générale

les classes touchées dans notre secteur :

Aynac Livernon Sousceyrac    RPI Cahus/Laval de Cère    RPI Cambes/Reyrevignes RPICuzac/Felzins/St Félix     RPI Gorses/Latronquière/St Cirgues/Lauresses

 

Voir la manif samedi 3 février sur la 802 devant l’école de Cambes

le mercredi 7 février 2018
journée Occupation Solidarité Ecoles
dans toutes les écoles du département (voir ici)
le samedi 10 février 2018
manifestation Unitaire et Solidaire à Cahors
Place Gambetta, 11h  (voir ici)
le samedi 10 février 2018
manifestation Unitaire et Solidaire à Figeac
horaires et lieu non définis

logoPB1.gif

Les actus  suite …


Céléwatt pari gagné   

Le pari est gagné pour le parc solaire citoyen et participatif Céléwatt qui, avec près de 300 sociétaires en ce début d’année a rassemblé 170 000€ de parts sociales. Le Parc naturel Régional et le Grand Figeac, Quercy énergie et Enercoop sont également actionnaires institutionnels et techniques de cette coopérative.
En prenant une action, Dcpb est rentré dans le collège « partenaires privés »au C.A. de Céléwatt

 


    Déviation   encore du retard

Il se sera écoulé une vingtaine d’années entre la première étude logsonntechnique du projet de déviation de Cambes et sa 

réalisation finale revue récemment à la baisse. Opposition de riverains, longue procédure juridique, étude d’impact sur les zones humides et fouilles archéologiques autant de péripéties qui auront émaillé l’histoire de ce chantier qui se complète par une surprise qui n’en est pas une : Oui, à cet endroit le sol s’affaisse et on le sait depuis des lustres…

Nouvelles  interrogations à présent avec l’annonce de la réception finale des travaux fin 2018 , plus d’un an et demi pour réaliser la voirie finale et les abords !

il est vrai que l’on nous annonce que les entreprises chargées de ces travaux ne sont pas encore choisies !

Insidieusement, l’ouverture de cette déviation prend un an de plus tous les trois ans !!!


 

 

la tuilerie de Puy-blanc: entièrement rayée de notre paysage

l’ultime pignon tombera le 1er décembre en début d’après-midi

L’ancienne tuilerie de Puy-blanc fondée en 1877 par Jean Lacabane n’existe plus . L’état de cette usine,  en ruine depuis plus de 15 ans, obligeait la municipalité de Reyrevignes a engager une procédure de péril invitant le propriétaire à remettre en état les locaux ou à en entamer leur démolition. Dans l’état du site, on devine vite le choix laissé au propriétaire.

Ainsi le lent crépuscule de ce bel édifice du siècle dernier est arrivé à son terme sans état d’âme ni pour la société de démolition ni pour la municipalité de Reyrevignes…La sauvegarde d’une partie de cette ancienne usine, si minime soit elle , n’a pas même été évoquée lors de cette décision.

Après sa fermeture en 1986 et sa reprise par la société Delagnes, le projet de relance d’une industrie de la terre cuite est vite tombé à l’eau. Vidé de ses machines et de ses installations encore commercialisables, le bâtiment, non entretenu, a commencé à prendre l’eau par le toit. En une vingtaine d’années, la pluie, la neige et le vent sont venus à bout de cet ensemble qui témoignait encore de la vie vie ouvrière grouillante du siècle dernier.

état de la toiture en 2011

état de la toiture en 2011

Combien de projets utopiques de reconversion ont été émis par les visiteurs passant à Puy-blanc et véritablement médusés par la présence de cet élégant ensemble industriel de la fin du XIX.

  Bien que remarquable et unique dans le Lot, cette ancienne tuilerie briqueterie n ‘a malheureusement jamais fait l’objet d’un programme de réhabilitation voir de de reconversion.

début de démolition; les bâtiments métalliques

juillet 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le coup dur des grands licenciements des années 70, la fermeture définitive de l’activité en 1986, la vente des dépendances et la destruction d’une partie des maisons ouvrières plus récemment, c’est à l’effacement définitif de cette ancienne tuilerie que nous venons d’assister en cette fin d’année 2017 non sans une réelle amertume.

août 2017

octobre 2017

Au delà de la tristesse de voir la tuilerie rayée définitivement de la carte des souvenirs de tant de familles du secteur, il reste une question d’actualité. Quelle va être la destination de cette immense surface disponible ? Le propriétaire a t-il un projet sur ce terrain ? Faute de ne pas avoir été visionnaires sur ce site il y a 20 ans, les élus du Grand Figeac ont peut-être là, matière à réflexion sur une réalisation en lien avec des demandes sur ce territoire ou avec  la zone naturelle de Puy-blanc.

le 1er décembre, la tuilerie est entièrement effacée du paysage et un brasier recouvre les décombres de l’ancien four.

dcPB propose de sauver l’ancien four Hoffmann

L’association a tenté, lors de cette démolition d’éviter l’irrémédiable en plaidant pour que demeure un lieu sur le site, témoignant de cette activité de la terre cuite au siècle dernier .

four hoffmann 40 m. de long

entrée de l’une des 16 chambres de combustion

Il s’agit de l’ancien four tunnel Hoffman. L’association a rencontré le Président du grand Figeac, la Présidente du PNR, les

intérieur d’une des deux travées voûtées  du four, 35m. de long (photo Jeff fabriol)

services du patrimoine et la députée. Toutes et tous nous ont assuré que le projet méritait d’être soutenu. Les discussions entre le président du gd Figeac et le propriétaire permettaient dans un premier temps de sanctuariser ce four. Mais tout s’emballait le dernier jour de novembre et le four était détruit dans la foulée de l’explosion de la cheminée.

 

les  soutiens:

  • Les différents services du Patrimoine du gd Figeac, du département et du PNR nous ont exprimé le bien fondé  de cette sauvegarde et assuré de leur collaboration.
  • La députée du Lot,  s’est clairement prononcée pour la sauvegarde du four , mais aussi de la rampe et de la cheminée, en tant qu’ensemble cohérent. Elle a écrit à la ss-Préfète qui dans sa réponse a jugé le projet « irréalisable »!!!
  • La présidente du PNR qui a écrit une lettre au maire de Reyrevignes et au propriétaire de la tuilerie pour demander une entrevue et mobilisé ses services pour activer ce dossier. 
  • Le département qui a pris récemment position justifiant cette sauvegarde et assurant de son appui technique et financier la collectivité qui prendrait en charge ce lieu.
  • Le  Président du Grand Figeac a reçu l’association lundi 16 octobre, le projet présenté lui semble crédible et il a demandé au propriétaire de ne pas démolir le four. Dans un premier temps, la démolition est stoppée au niveau de la cheminée et du four,  le président du gd Figeac est en relation avec le propriétaire pour déterminer ce qui peut être sauvegardé mais malheureusement aucun engagement formel du grand Figeac pour acquérir  la parcelle concernée.
  • Le conseil municipal de Cambes s’est prononcé à l’unanimité pour la sauvegarde du four.
  • Les maires de Corn, Brengues  soutiennent également ce projet.

Mas del sol: une partie du chemin ouverte

Il aura fallu deux matinées pour défricher le chemin situé en bordure du lotissement du Mas del sol à Cambes  et limitrophe de la commune de Lissac.

Des membres de dcPB et quelques élus de Cambes, soit huit personnes environ ont pris part à ce grand nettoyage qui met à jour cet ancien axe bordant le lotissement.

Une partie de ce chemin communal, qui se prolonge au nord, demeure encore en friche,  peut-être un nouveau chantier en perspective?

 

 

méthaniseur de Gramat: encore un méga projet pour des méga profits…

Ce projet monté discrètement, sans concertation avec les citoyens, a fait l’objet d’une enquête publique du 18 juillet au 19 août 2016, alors que la majorité des habitants étaient en vacances.

Le PNR des causses du Quercy aurait accepté ce projet assorti de quelques remarques…
Ce projet démesuré menace notre environnement et notre santé. Il est prévu de traiter, jusqu’à 64 000 tonnes/an de déchets provenant du Lot mais aussi des départements limitrophes. Pourquoi ne pas privilégier plutôt des petites unités de méthanisation à la ferme ? En revanche le digestat obtenu (47 000 tonnes), devrait être épandu uniquement sur 4500 ha de Causse. Plus facilement lessivable que les autres amendements, il polluera les nappes phréatiques peu profondes et les eaux souterraines qui alimentent les captages en eau potable. Le sol Karstique des causses est vulnérable aux infiltrations des polluants par les fissures et par les ruissellements qui pénètrent dans les pertes. Il est anormal que les dernières études hydrogéologiques demandées par l’Agence Régionale de Santé et réalisées en 2013 et 2015 n’aient pas été prises en compte dans le plan d’épandage parce que « non opposables » d’un point de vue juridique.

Risque de pollution de l’eau mais aussi de l’air, le bureau d’étude engagé par le maître d’ouvrage indique que la cheminée du moteur de cogénération doit faire 27m réglementairement pour une dispersion maximale (le digesteur fait 23m), mais est missionné pour réaliser son étude de risque avec une hauteur de 10m. Qu’allons-nous encore découvrir dans les études de dangers et d’impacts ? Quels contrôles et par qui sur les intrants ? Les mesures de sécurité pour les risques « d’explosion » et « d’incendie » ont-elles aussi été contournées au mépris des salariés travaillant à proximité du site ?

Ce projet qui n’apporte rien à nos communes, 2 ou 3 emplois pour gérer toute l’usine et les quatre sites de stockage, met en péril notre qualité de vie et le patrimoine du parc naturel régional des causses du Quercy.

 

lire la suite sur le site du collectif citoyen pour une méthanisation autrement

Présentation à Cambes du projet de centrales solaires villageoises

présentation du projet Céléwatt à la salle des fêtes de Cambes

Créée à Brengues, l’association CéléWatt  a pour projet installation d’une centrale solaire citoyenne et villageoise :

index

A mi-chemin entre une installation individuelle et une grande centrale au sol, un « parc solaire citoyen » permet de produire de l’énergie à l’échelle d’une communauté locale :

  • Il naît d’un projet collectif : des habitants mettent en commun leur épargne pour créer une coopérative  et gérer ensemble un investissement raisonnable (300 000 €).
  • Il occupe un espace restreint (moins d’un hectare) et valorise un espace sans concurrencer d’autres activités, agricole par exemple.
  • Sa puissance limitée (250 kWc) facilite les démarches administratives (simple autorisation de travaux) et permet de faire travailler des artisans locaux.
  • Il participe à l’effort international pour augmenter la part des énergies renouvelables. Il contribue, avec la sobriété et l’efficacité énergétique, à contenir le dérèglement climatique.

En s’inspirant de plusieurs expériences, notamment dans le Gard et l’Aude, CéléWatt propose de créer progressivement une grappe de parcs solaires le long de la vallée du Célé et sur les Causses du Quercy environnants.

 

Le bilan fin 2017 : un objectif réussi

On atteint le maximum de 100 000 € de cofinancement régional au titre du 1 € pour 1 € !

Pari réussi donc sur nos trois objectifs en 6 mois :
– 250 sociétaires, on en est à 293 ce soir;
– 165 000 € en parts sociales, on est à 169 700 €;
– 80 000 € d’abondement Région prévu pour le premier parc, on a atteint les 100 00 €.

 

Déviation de Cambes : la fausse surprise

SAMSUNG

chantier de la déviation de Cambes

plan-du-projet

Il se sera écoulé une vingtaine d’années entre la première étude technique du projet de déviation de Cambes et sa réalisation finale revue récemment à la baisse. Opposition de riverains, longue procédure juridique, étude d’impact sur les zones humides et fouilles archéologiques autant de péripéties qui auront émaillé l’histoire de ce chantier qui se complète par une surprise qui n’en est pas une : Oui, à cet endroit le sol s’affaisse et on le sait depuis des lustres…

Depuis 1997 ce projet aura donc subit plusieurs péripéties.

Contribution de dcPB à l’enquête d’utilité publique

Ce fut d’abord la contre proposition d’un tracé ouest par une association de Lissac opposée au tracé choisi.En 1998 une concertation menée par le département optait pour le tracé initialement prévu et la déclaration d’Utilité publique était prise par le préfet en janvier 2001.

A la demande d’un plaignant de Mouret, cette déclaration préfectorale de DUP était annulée par la cour d’appel de Bordeaux en novembre 2006.

Un nouvelle enquête d’Utilité publique était diligentée en 2011 prévoyant une mise en circulation en 2015. Un an après les responsables départementaux annonçaient plutôt une ouverture au trafic en 2016.

L’impact sur la faune et la flore, imposa par ailleurs un avenant à l’enquête entraînant un retard de quelques mois, puis ce furent les fouilles archéologiques durant 6 mois.

En avril 2014 on nous annonce finalement la fin du chantier pour 2017 et en juillet 2014 la première pierre est posée à Péret. Dans le même temps des fouilles archéologiques s’installent pour 6 mois. Ces fouilles, au delà de leur intérêt archéologiques révéleront la complexité du sous-sol avec le glissement régulier de couches d’argiles durant le passé ancien. En fin de fouilles, l’accès aux camions chargés du transport de terre fut stoppé tant la voie menaçait de dévaler en contrebas.

Puis vint la fausse vraie découverte : en raison des difficultés hydrogéologiques rencontrées, le projet sera revu à la baisse, c’est à dire plus de couloir de dépassement dans la montée et le chantier prendra encore un retard d’un an !

Ainsi le conseiller départemental chargé des routes se montre étonné d’une telle complexité de ce chantier. (article la dépêche du 10 sept 2016)

Il est bon de rappeler que le département avait sciemment choisi ce faisceau de la déviation de Cambes sans ignorer les contraintes décrites dans le document d’enquête.

Selon le bureau d’étude Egis Aménagement (extrait du document d’enquête D.U.P.):

Sur le plan de la topographie et de la géologie la contrainte est qualifiée de « forte »« en raison de :La présence de calcaires bioclastique roux avec alternance de bancs marneux et d’argiles schisteux recouverts de dépôts calcaires (plus au sud) peut induire des contraintes géotechniques. De plus, on note la présence de circulations aquifères en sous-sol et de sources reconnues sous l’assiette du projet.

Sur le plan de l’hydrogéologie il existe également une contrainte « forte » en raison de la sensibilité des sols à l’eau sur la majeur partie de la zone d’étude fait que ces derniers poseront des problèmes en période humide. Les terrassements devront être réalisés en période favorable. Sur la zone, plusieurs sources à usage agricole ont été repérées. D’autres arrivées d’eau pourront être mises en évidence au moment des travaux et devront également être captées et redirigées.

Compte tenu de ces précisions et dans le cadre du premier faisceau retenu, le département devait affiner son choix sur deux tracés plus précis (un bleu et un rouge)variante-bleu-et-rouge

 

 

 

 

 

 

 

 

Le rouge situé plus en fond de vallée, posait des problèmes paysagers et d’impact sur le milieu naturel mais pas de problèmes de stabilité de terrain.Après une anlayse multicritèresc’est le tracé bleu qui fût choisi. Dans les points négatifs il était mentionné : «  ce tracé nécessite des mesures spécifiques pour stabiliser les remblais dans une zone de glissement de terrain (secteur de Nazarieu) »

Depuis toujours les habitués de la côte de Cambes savent que cette route s’affaisse régulièrement en raison d’un sous-sol instable et gorgé d’eau.L’an dernier, les fouilles archéologiques ont fait la démonstration que ce phénomène existe depuis 1000 ans.,,

Ainsi ce qui peut sembler une surprise n’est en fait qu’un brutal retour à une réalité dont les bureaux d’étude et les décideurs n’ont pas pris toute la mesure.

Une erreur de diagnostic que l’on se doit d’assumer politiquement et financièrement, et qui ne doit pas être un prétexte pour réduire le projet initial en supprimant la voie de dépassement. Cette décision brutale et unilatérale occasionnera naturellement des bouchons réguliers sur le trafic montant avec le risque de dépassements limites ou que certaines voitures passent par le village de Cambes pour gagner du temps…

Cette modification, du projet doit être mise en débat avec les élus concernés (Conseillers départementaux, maires) et les associations qui ont participé à l’enquête publique.

DcPB souhaite réactiver le collectif « déviation de Cambes » pour  rencontrer les responsables de l’entreprise chargée du chantier ainsi que le conseiller départemental chargé des routes.

Le sentier des argiles est ouvert au public

Les panneaux sont installés sur le parcours depuis septembre 2016.

fixation sur panneau à l'entreprisie A+B de Cambes

mise en place des films sur les panneaux ( entreprise A+B de Cambes)

pupitre au bord des étangs

pupitre au bord des étangs

Inauguration prévue en octobre.

Le Parc naturel régional des causses du Quercy a proposé à la commune de Cambes et aux associations de réaliser ce parcours d’interprétation sur le site de Puy-blanc.sentier_interpretation_PuyBlanc_modif 2015 copie

La tuilerie et la découverte du site naturel de la zone humide constituée par les anciennes carrières en sont les lignes directrices. Ce sentier baptisé « sentier des argiles » sera bordé par 6 pupitres présentant  la flore, la faune, les carrières…et trois tables d’observation, l’une pour la lecture du paysage et la seconde pour la reconnaissance des oiseaux et mammifères  habitués du site et une troisième présentant l’ancienne tuilerie..
Le financement approximatif de cette installation sera porté par le conseil départemental (16%) le conseil régional (20%) , l’agence de l’eau (35%) , la commune (10%),  et le reste en auto financement ou éventuellement par  le grand Figeac ?

Depuis deux ans, DCPB a participé activement à ce projet en  travaillant en particulier sur le tracé du sentier et sur le contenu des panneaux.

SAMSUNG

pose d’une barrière amovible au parking du sentier

SAMSUNG

barrière de sécurité aux étangs

support en attente d’une table d’information

Tout arrive à temps…

Depuis plusieurs années, dcPB est intervenu auprès des élus et des pouvoirs publics sur certains points qui sont à présent en toute ou partie réglés.

La protection autour des poubelles du lotissement du mas del Sol et à proximité de l’école est à présent installé.

La limitation à 50 km/h dans la traversée de Puy-blanc est effective depuis le début de l’année. Il a fallu pour cela placer des panneaux d’agglomération aux entrées du carrefour.

Après notre intervention auprès du vice-président du grand Figeac, la limitation de l’éclairage nocturne de certaines entreprises de Quercypôle.est effectif. Les lampadaires éclairant les voies d’accès relèvent eux du grand. Figeac et leur éclairage nocturne reste inutile et couteux, action à poursuivre…

La commune de Cambes vient de se doter de deux horloges réglables dans le but de réduire l’éclairage nocturne dans le bourg.Cambes sera la dixième commune qui  participera le dimanche 28 août à la signature collective de la Charte communale « Protection du ciel nocturne »

 

Expo patrimoine à Balène

20160503_110103_compressed

L’expo « qualité de la vie » à Figeac, abordait cette année les différentes facettes du patrimoine lotois: artisanal, industriel, céleste, technologique,  etc..

Invité à exposer des documents sur l’ancienne tuilerie, dcPB présentait quelques pièces produites à la tuilerie de Puy-blanc complétées par trois panneaux sur la fabrication des tuiles.

Fin des fouilles archéologiques

Dans le cadre des journées du patrimoine, l’association Du côté de Puy-Blanc recevait Guillaume Clamens, de la cellule départementale d’archéologie, qui présentait devant une soixantaine de personnes les résultats des fouilles préventives effectuées sur le chantier de la déviation de Cambes.

Ces fouilles préventives se sont déroulées de juillet 2015 à février 2016.

Elles ont dévoilé six phases d’occupation du site, courant du 2°siècle av JC au 6°siècle ap JC. Malgré des glissements de terrain par plaques au cours des temps, les fouilles révèlent une riche vie rurale. Ont été découverts une voie romaine, divers vestiges de bâtiments et de niveaux de circulation, beaucoup de mobilier antique à usage domestique et artisanal, des monnaies de différentes époques. Certains éléments luxueux suggérant la proximité d’une villa gallo-romaine, il est probable que le site fouillé ait mis au jour des bâtiments annexes destinés au logement et au travail de la main-d’œuvre employée à l’époque.

 Ce chantier sous la maîtrise d’œuvre du service archéo du département aura rassemblé une équipe d’une vingtaine de personnes durant 6 mois dans des conditions parfois difficiles ou la canicule du début d’été aura laissé place en fin de campagne à un temps humide propice à transformer l’aire de fouille en un véritable bourbier. .

des fouilles qui  s’étendaient sur plus de 2 hectares

La particularité de ces fouilles préventives consiste en un site particulièrement bouleversé au cours de 2 millénaires par des coulées de boue, et des mouvements de terrain rendant la lecture de ce lieu particulièrement compliquée. il aura fallu la présence d’une géomorphologue sur les lieux pour apporter des explications sur les diverses périodes de remodelage du relief.

Divisé en 5 zones, depuis le nouveau pont de Peret jusqu’à la route 802 dans sa montée à Cambes, ces fouilles se sont déroulées sur 6 mois

Dans la partie nord, une voie romaine de 4m. de large a été mise

à jour, elle quitte ensuite le trajet de la futur déviation pour obliquer vers l’est.

les fouilles importantes en direction de la route de Figeac  ont laissé apparaitre différents niveaux de sols, vraisemblablement un chemin conduisant à une cour attenante à des bâtiments avec différents niveaux d’occupation. (du début de notre ère à 350 )

Ce site, rassemblait vraisemblablement des dépendances modestes d’une résidence plus importante,il  a été particulièrement perturbé au cours des différentes occupation par des effondrements et coulées de boue. Ces colluvions ont rendus l’explication de cette occupation particulièrement compliquée. Une géomorphologue est venue aider l’équipe qui a du réadapter au jour le jour sa stratégie de fouilles.

Le mobilier trouvé comporte: des meules, des outils agricoles, des déchets de production de bronze (un atelier devait exister à proximité), des morceaux de céramiques, du verre, de petits objets en os.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

au premier plan des morceaux de tuiles romaines

Quelques  petits foyers ont été identifiés également mais aucun batellerie artisanal.

Tous ces vestiges ont été acheminés à Cahors pour être étudiés. Dans quelques mois un rapport détaillé de ces fouilles sera publié.

Dans les dernières semaines de prospection et en raison d’un terrassement relativement profond pour atteindre les couches significatives, un danger réel est apparu. Le sol menaçait, à nouveau, de glisser sur le chantier, comme semble t il, ce fut le cas depuis 2000 ans et comme nous le montre chaque année l’affaissement régulier de la côte de Cambes

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

un chantier qui devenait de plus en plus dangereux en raison de la menace de glissement de terrain

Quercypôle était déjà un parc d’activités il y a 4000 ans

four gaulois  réduite

emplacement de l’antique four à chaux

Dans le cadre des fouilles archéologiques préventives au chantier de la nouvelle tranche de Quercypôle, un site digne d’intérêt vient d’être découvert. Un appel d’offre  diligenté par le grand Figeac était lancé pour un diagnostique archéologique. L’hypothèse d’une sépulture et d’un lieu d’incinération  a finalement été abandonnée faute de preuves sur le terrain, en effet très peu de tessons ont été recueillis et aucun reste humain. Plusieurs petits foyers ont été localisés voisins d’une fosse plus grande. Après une fouille approfondie du contenu de cette fosse bordée d’un pavement de pierres calcinées, les archéologues en ont conclu au vestige d’un four à chaux datant de la période gauloise.

Quatre millénaires avant la création de Quercypôle existait belle et bien en ce lieudit « les trouvats » , le bien nommé, une première industrie de production de chaux….

visite chantier réduite

visite du chantier par les archéologues de la région

Ainsi comme les espèces animales protégées qui ont à présent des droits légitimes en ce qui concerne leur habitat, ce sont nos lointains ancêtres (4000 ans) qui se rappellent à nous et nous imposent quelque peu d’humilité dans nos ambitieux projets. Un respect légitime vis à vis de ceux qui avant nous ont occupé le lieu et envers toutes les espèces vivantes avec qui nous le partageons.

Sur le trajet de future déviation les fouilles préventives ont laissé apparaitre quelques traces gallo romaines qui semble t-il ne comportent pas grand intérêt puisque tout vient d’être rebouché.

Arrêtons de taper sur le crapaud !

Relativisons le coût de la protection des espèces sensibles

Le coût des travaux pour le contournement de Cambes  s’élèvera à 11,5 millions d’€. Les mesures nécessaires de protection de la faune sensible sur ce faisceau  annoncent un  montant de 10 000€ soit  moins d’un millième du coût total ! de quoi relativiser la « chèreté » de cette mesure dénoncée dans le dernier bulletin municipal de Cambes. Encore une fois le batracien a bon dos !

Chiffrons plutôt le gaspillage en éclairage nocturne pour nos communes.

Disparition des anciens logements ouvriers

carrefour PB

à droite les anciens logements encore debout en juin

Dans notre dernier numéro du Râle d’eau nous abordions l’existence des trois bâtiments constituant la petite cité de Puy-blanc située à l’entrée du hameau en venant de Cambes.

Datant vraisemblablement du début du XXème siècle, un autre bâtiment plus ancien, d’une trentaine de mètres de long sur 6 de large, destiné à loger les familles ouvrières, se situait devant les bureaux de l’ancienne tuilerie. Fortement ébranlé par les travaux de terrassement de la nouvelle route, cet ensemble de logements dont le toit était déjà éventré menaçait de s’effondrer sur la voie public. Une procédure de péril, mise en application par le maire de Cambes, entraînait il y a quelques semaines, la destruction de ce bâtiment.

Ce fut là un ensemble de 6 logements contigus pour lesquels un bon nombre de personnes des environs peuvent encore témoigner. Certains y ont vécu les débuts de leur vie de couple et y ont vu naître leur premier enfant. Ces appartements, situés au rez de chaussée, ouvraient directement sur la route de Reyrevignes. Ils étaient constitués d’une cuisine avec évier et cuisinière et d’une ou deux chambres d’environ 10 à 12 m2. Derrière, on accédait aux jardins et poulaillers.

Après l’effondrement progressif depuis une dizaine d’année des toitures de la tuilerie et en attendant la chute de sa cheminée, la suppression  de cet ensemble de logements marque une étape de plus dans la disparition des derniers témoins de cette vie ouvrière qui dura un bon siècle.

Eau : Connexion au bassin de la Dordogne

30 km  d’adduction d’eau viennent d’être réalisés reliant le bassin de la Dordogne au château d’eau de Cambes. Cette arrivée d’eau du Limargue devrait équilibrer l’eau trop calcaire de nos captages locaux et éviter la pénurie en cas de sécheresse. C’est aussi et surtout un ouf ! pour Quercypôle dont la demande croissante en eau pouvait devenir préoccupante.

Rappelons que notre association avait milité sans être entendue, lors de la création de Quercypôle pour une double installation de réseau d’eau : un pour l’eau potable et un second apportant de l’eau destinée à un usage industriel.

Le crapaud sonneur a bon dos

Le sonneur

Interview exclusive de l’intéressé à l’occasion de la semaine du développement durable.

Dans un article de la presse locale, était une fois de plus évoquée la déviation de Cambes et le retard pris par une nouvelle procédure de déclaration d’utilité publique. Le représentant du Conseil général laissait entendre que ce retard était dû, à la présence de crapauds sonneurs à ventre jaune sur le trajet retenu.

L’association du côté de Puy-blanc, qui s’est prononcée favorablement pour le tracé de cette déviation depuis plus de dix ans, a dénoncé, à maintes reprises, le retard pris pour créer cet axe urgent.

Le conseil général traîne les pieds sur ce dossier depuis plusieurs années, alors que la région a apporté une enveloppe correspondant à la moitié du financement. Cette panne de calendrier nous est expliquée par les seules contraintes environnementales.

Les membres de l’association DCPB, qui en 1995 ont été les premier à découvrir la présence du crapaud sonneur à Puyblanc, militent pour que son habitat soit protégé, mais aussi pour que la circulation routière infernale et dangereuse quitte au plus tôt le centre du village pour que les riverains retrouvent calme et sécurité.

Bénéficiant d’une certaine écoute et proximité avec ce crapaud emblématique, ils sont allés à sa rencontre pour lui demander son avis sur la question.

Le délégué de la gente batracienne du secteur, Bombina Variegata, nous donne ainsi son point de vue, en exclusivité, et dans le cadre de la semaine du développement soutenable. (propos traduits du « Herbo croas » par des spécialistes de DCPB) :

« C’est tout d’abord une grande satisfaction pour mes amis et moi-même d’être à présent reconnus et identifiés dans ce secteur. Cette même personne, actuellement Directeur de l’Aménagement du conseil général qui signale notre présence sur le trajet de la future déviation (article La Dépêche du 24 mars) est le même qui, en 1995, était chargé du dossier des déchets du Lot et voulait nous enfouir sous des poubelles ultimes…

Je suis fort étonné que l’on nous brandisse comme un obstacle de plus à la déviation de Cambes, alors que notre présence n’a jamais été signalée et retenue lors de la création de Quercypôle, de l’Hélistation, récemment inaugurée, et autres réalisations routières plus pressantes dans le voisinage. Contrairement à notre cousine la grenouille qui voulait être l’égale du boeuf, discrets batraciens nous ne briguons pas le statut de boucs émissaires…

Nous avons, il est vrai quelques difficultés à comprendre le fonctionnement des humains qui sont aux affaires dans cette région. Nous avons en effet échappé ces dernières années à Puy-blanc à quelques projets délirants comme : un incinérateur, une serre expérimentale de tabac OGM, un golf…

La plupart du temps on nous ignore superbement. Ainsi la communauté de communes de Figeac a opposé un refus catégorique de s’engager pour le classement de Puy-blanc, notre éden lotois, comme réserve naturelle régionale.

Puis, soudain, on nous bichonne à l’excès. Lors de la construction de la nouvelle route Reyrevignes Cambes, le service des routes envisageait de construire un « crapauduc » d’un montant de 200 000 €. Il aura fallu une réunion d’urgence demandée par l’association « Du Côté de Puy-blanc » et le PNR pour mettre fin à ce projet délirant.

Il est clair que nous étions présents ici, bien avant toute activité humaine et à ce titre nous demandons que les projets soient respectueux de cette biodiversité dont nous sommes un symbole vivant.

Je terminerai mon intervention par une citation de l’un de mes congénères, par ailleurs titulaire d’une chaire de sagesse animale à l’université naturelle des étangs de Puy-blanc : Mieux vaut-il avoir le ventre jaune que le ventre mou ? »

Mais l’hélico quel cadeau !

aire d'atterrissage

La mise aux normes des héli-stations pour évacuation sur les centres hospitaliers régionaux impose en effet de créer une « héli-surface ». Ainsi, sur Quercypôle, vient de se terminer ce nouveau chantier. Projet dont on peut douter de la pertinence. Quercypôle se trouve en effet plutôt loin de l’hôpital de Figeac et seulement à 5 minutes de l’aérodrome de Livernon ! A moins que l’on pense que cette infrastructure présente un plus pour certains patrons d’entreprise et alors là, attention il y a du délire dans l’air.