méthaniseur de Gramat: encore un méga projet pour des méga profits…

Ce projet monté discrètement, sans concertation avec les citoyens, a fait l’objet d’une enquête publique du 18 juillet au 19 août 2016, alors que la majorité des habitants étaient en vacances.

Le PNR des causses du Quercy aurait accepté ce projet assorti de quelques remarques…
Ce projet démesuré menace notre environnement et notre santé. Il est prévu de traiter, jusqu’à 64 000 tonnes/an de déchets provenant du Lot mais aussi des départements limitrophes. Pourquoi ne pas privilégier plutôt des petites unités de méthanisation à la ferme ? En revanche le digestat obtenu (47 000 tonnes), devrait être épandu uniquement sur 4500 ha de Causse. Plus facilement lessivable que les autres amendements, il polluera les nappes phréatiques peu profondes et les eaux souterraines qui alimentent les captages en eau potable. Le sol Karstique des causses est vulnérable aux infiltrations des polluants par les fissures et par les ruissellements qui pénètrent dans les pertes. Il est anormal que les dernières études hydrogéologiques demandées par l’Agence Régionale de Santé et réalisées en 2013 et 2015 n’aient pas été prises en compte dans le plan d’épandage parce que « non opposables » d’un point de vue juridique.

Risque de pollution de l’eau mais aussi de l’air, le bureau d’étude engagé par le maître d’ouvrage indique que la cheminée du moteur de cogénération doit faire 27m réglementairement pour une dispersion maximale (le digesteur fait 23m), mais est missionné pour réaliser son étude de risque avec une hauteur de 10m. Qu’allons-nous encore découvrir dans les études de dangers et d’impacts ? Quels contrôles et par qui sur les intrants ? Les mesures de sécurité pour les risques « d’explosion » et « d’incendie » ont-elles aussi été contournées au mépris des salariés travaillant à proximité du site ?

Ce projet qui n’apporte rien à nos communes, 2 ou 3 emplois pour gérer toute l’usine et les quatre sites de stockage, met en péril notre qualité de vie et le patrimoine du parc naturel régional des causses du Quercy.

 

lire la suite sur le site du collectif citoyen pour une méthanisation autrement

Présentation à Cambes du projet de centrales solaires villageoises

présentation du projet Céléwatt à la salle des fêtes de Cambes

Créée à Brengues, l’association CéléWatt  a pour projet installation d’une centrale solaire citoyenne et villageoise :

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A mi-chemin entre une installation individuelle et une grande centrale au sol, un « parc solaire citoyen » permet de produire de l’énergie à l’échelle d’une communauté locale :

  • Il naît d’un projet collectif : des habitants mettent en commun leur épargne pour créer une coopérative  et gérer ensemble un investissement raisonnable (300 000 €).
  • Il occupe un espace restreint (moins d’un hectare) et valorise un espace sans concurrencer d’autres activités, agricole par exemple.
  • Sa puissance limitée (250 kWc) facilite les démarches administratives (simple autorisation de travaux) et permet de faire travailler des artisans locaux.
  • Il participe à l’effort international pour augmenter la part des énergies renouvelables. Il contribue, avec la sobriété et l’efficacité énergétique, à contenir le dérèglement climatique.

En s’inspirant de plusieurs expériences, notamment dans le Gard et l’Aude, CéléWatt propose de créer progressivement une grappe de parcs solaires le long de la vallée du Célé et sur les Causses du Quercy environnants.

 

Le bilan fin 2017 : un objectif réussi

On atteint le maximum de 100 000 € de cofinancement régional au titre du 1 € pour 1 € !

Pari réussi donc sur nos trois objectifs en 6 mois :
– 250 sociétaires, on en est à 293 ce soir;
– 165 000 € en parts sociales, on est à 169 700 €;
– 80 000 € d’abondement Région prévu pour le premier parc, on a atteint les 100 00 €.

 

Tout arrive à temps…

Depuis plusieurs années, dcPB est intervenu auprès des élus et des pouvoirs publics sur certains points qui sont à présent en toute ou partie réglés.

La protection autour des poubelles du lotissement du mas del Sol et à proximité de l’école est à présent installé.

La limitation à 50 km/h dans la traversée de Puy-blanc est effective depuis le début de l’année. Il a fallu pour cela placer des panneaux d’agglomération aux entrées du carrefour.

Après notre intervention auprès du vice-président du grand Figeac, la limitation de l’éclairage nocturne de certaines entreprises de Quercypôle.est effectif. Les lampadaires éclairant les voies d’accès relèvent eux du grand. Figeac et leur éclairage nocturne reste inutile et couteux, action à poursuivre…

La commune de Cambes vient de se doter de deux horloges réglables dans le but de réduire l’éclairage nocturne dans le bourg.Cambes sera la dixième commune qui  participera le dimanche 28 août à la signature collective de la Charte communale « Protection du ciel nocturne »

 

Expo patrimoine à Balène

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L’expo « qualité de la vie » à Figeac, abordait cette année les différentes facettes du patrimoine lotois: artisanal, industriel, céleste, technologique,  etc..

Invité à exposer des documents sur l’ancienne tuilerie, dcPB présentait quelques pièces produites à la tuilerie de Puy-blanc complétées par trois panneaux sur la fabrication des tuiles.

Arrêtons de taper sur le crapaud !

Relativisons le coût de la protection des espèces sensibles

Le coût des travaux pour le contournement de Cambes  s’élèvera à 11,5 millions d’€. Les mesures nécessaires de protection de la faune sensible sur ce faisceau  annoncent un  montant de 10 000€ soit  moins d’un millième du coût total ! de quoi relativiser la « chèreté » de cette mesure dénoncée dans le dernier bulletin municipal de Cambes. Encore une fois le batracien a bon dos !

Chiffrons plutôt le gaspillage en éclairage nocturne pour nos communes.

Eau : Connexion au bassin de la Dordogne

30 km  d’adduction d’eau viennent d’être réalisés reliant le bassin de la Dordogne au château d’eau de Cambes. Cette arrivée d’eau du Limargue devrait équilibrer l’eau trop calcaire de nos captages locaux et éviter la pénurie en cas de sécheresse. C’est aussi et surtout un ouf ! pour Quercypôle dont la demande croissante en eau pouvait devenir préoccupante.

Rappelons que notre association avait milité sans être entendue, lors de la création de Quercypôle pour une double installation de réseau d’eau : un pour l’eau potable et un second apportant de l’eau destinée à un usage industriel.

Le crapaud sonneur a bon dos

Le sonneur

Interview exclusive de l’intéressé à l’occasion de la semaine du développement durable.

Dans un article de la presse locale, était une fois de plus évoquée la déviation de Cambes et le retard pris par une nouvelle procédure de déclaration d’utilité publique. Le représentant du Conseil général laissait entendre que ce retard était dû, à la présence de crapauds sonneurs à ventre jaune sur le trajet retenu.

L’association du côté de Puy-blanc, qui s’est prononcée favorablement pour le tracé de cette déviation depuis plus de dix ans, a dénoncé, à maintes reprises, le retard pris pour créer cet axe urgent.

Le conseil général traîne les pieds sur ce dossier depuis plusieurs années, alors que la région a apporté une enveloppe correspondant à la moitié du financement. Cette panne de calendrier nous est expliquée par les seules contraintes environnementales.

Les membres de l’association DCPB, qui en 1995 ont été les premier à découvrir la présence du crapaud sonneur à Puyblanc, militent pour que son habitat soit protégé, mais aussi pour que la circulation routière infernale et dangereuse quitte au plus tôt le centre du village pour que les riverains retrouvent calme et sécurité.

Bénéficiant d’une certaine écoute et proximité avec ce crapaud emblématique, ils sont allés à sa rencontre pour lui demander son avis sur la question.

Le délégué de la gente batracienne du secteur, Bombina Variegata, nous donne ainsi son point de vue, en exclusivité, et dans le cadre de la semaine du développement soutenable. (propos traduits du « Herbo croas » par des spécialistes de DCPB) :

« C’est tout d’abord une grande satisfaction pour mes amis et moi-même d’être à présent reconnus et identifiés dans ce secteur. Cette même personne, actuellement Directeur de l’Aménagement du conseil général qui signale notre présence sur le trajet de la future déviation (article La Dépêche du 24 mars) est le même qui, en 1995, était chargé du dossier des déchets du Lot et voulait nous enfouir sous des poubelles ultimes…

Je suis fort étonné que l’on nous brandisse comme un obstacle de plus à la déviation de Cambes, alors que notre présence n’a jamais été signalée et retenue lors de la création de Quercypôle, de l’Hélistation, récemment inaugurée, et autres réalisations routières plus pressantes dans le voisinage. Contrairement à notre cousine la grenouille qui voulait être l’égale du boeuf, discrets batraciens nous ne briguons pas le statut de boucs émissaires…

Nous avons, il est vrai quelques difficultés à comprendre le fonctionnement des humains qui sont aux affaires dans cette région. Nous avons en effet échappé ces dernières années à Puy-blanc à quelques projets délirants comme : un incinérateur, une serre expérimentale de tabac OGM, un golf…

La plupart du temps on nous ignore superbement. Ainsi la communauté de communes de Figeac a opposé un refus catégorique de s’engager pour le classement de Puy-blanc, notre éden lotois, comme réserve naturelle régionale.

Puis, soudain, on nous bichonne à l’excès. Lors de la construction de la nouvelle route Reyrevignes Cambes, le service des routes envisageait de construire un « crapauduc » d’un montant de 200 000 €. Il aura fallu une réunion d’urgence demandée par l’association « Du Côté de Puy-blanc » et le PNR pour mettre fin à ce projet délirant.

Il est clair que nous étions présents ici, bien avant toute activité humaine et à ce titre nous demandons que les projets soient respectueux de cette biodiversité dont nous sommes un symbole vivant.

Je terminerai mon intervention par une citation de l’un de mes congénères, par ailleurs titulaire d’une chaire de sagesse animale à l’université naturelle des étangs de Puy-blanc : Mieux vaut-il avoir le ventre jaune que le ventre mou ? »

Mais l’hélico quel cadeau !

aire d'atterrissage

La mise aux normes des héli-stations pour évacuation sur les centres hospitaliers régionaux impose en effet de créer une « héli-surface ». Ainsi, sur Quercypôle, vient de se terminer ce nouveau chantier. Projet dont on peut douter de la pertinence. Quercypôle se trouve en effet plutôt loin de l’hôpital de Figeac et seulement à 5 minutes de l’aérodrome de Livernon ! A moins que l’on pense que cette infrastructure présente un plus pour certains patrons d’entreprise et alors là, attention il y a du délire dans l’air.