Mobilisation devant le méthaniseur-poubelle de Bioquercy

A l’appel de la confédération paysanne une trentaine de militant(e)s ont bloqué mercredi matin, les accès au Méthaniseur de BioQuercy (Gramat) durant le temps où l’une des leurs étaient entendue à la gendarmerie de Livernon, accompagnée elle aussi, par un bon groupe de soutien.

Malgré les irrégularités constatées sur le site, sur l’épandage et sur les sites de stockage, Bioquercy a porté plainte pour dégradation et violation de la propriété privée. Cette plainte concernait l’action de décembre où des militants déployaient une banderole du haut du méthaniseur, cela durant la visite du premier ministre dans le secteur.

Accueil musclé ce mercredi matin devant Bioquercy avec escadron et huissier de justice. Les militant(e)s ont cependant maintenu le siège durant les deux heures d’interrogatoire de leur consœur à la gendarmerie de Livernon.

 

Une occasion pour le groupe bloquant l’accès au méthaniseur de voir arriver un camion citerne porteur de toute évidence de boues d’épuration du Cantal.

 

 

Depuis plus d’un an, la Confédération Paysanne du Lot, le Collectif Citoyen Lotois et le GADEL, dénoncent un projet surdimensionné. La concentration de déchets provenant de plusieurs départements sur un périmètre réduit entraîne un risque majeur de pollution des eaux. Du fait de la nature particulièrement filtrante du sol (karstique), les bactéries, métaux lourds, résidus de pesticides et d’antibiotiques se retrouveront directement dans les captages d’eau potable. Une procédure est en cours contre l’arrêté d’autorisation du projet contestant, en particulier, la validité du plan d’épandage sur des surfaces fragiles et nettement insuffisantes.La Confédération Paysanne du Lot est favorable à une méthanisation locale « PAR ET POUR » les agriculteurs. Nous sommes d’accord pour méthaniser à Gramat les déchets des abattoirs de Gramat, mais pas ceux de Brive et de Montauban.

 

 

la tuilerie de Puy-blanc: entièrement rayée de notre paysage

l’ultime pignon tombera le 1er décembre en début d’après-midi

L’ancienne tuilerie de Puy-blanc fondée en 1877 par Jean Lacabane n’existe plus . L’état de cette usine,  en ruine depuis plus de 15 ans, obligeait la municipalité de Reyrevignes a engager une procédure de péril invitant le propriétaire à remettre en état les locaux ou à en entamer leur démolition. Dans l’état du site, on devine vite le choix laissé au propriétaire.

Ainsi le lent crépuscule de ce bel édifice du siècle dernier est arrivé à son terme sans état d’âme ni pour la société de démolition ni pour la municipalité de Reyrevignes…La sauvegarde d’une partie de cette ancienne usine, si minime soit elle , n’a pas même été évoquée lors de cette décision.

Après sa fermeture en 1986 et sa reprise par la société Delagnes, le projet de relance d’une industrie de la terre cuite est vite tombé à l’eau. Vidé de ses machines et de ses installations encore commercialisables, le bâtiment, non entretenu, a commencé à prendre l’eau par le toit. En une vingtaine d’années, la pluie, la neige et le vent sont venus à bout de cet ensemble qui témoignait encore de la vie vie ouvrière grouillante du siècle dernier.

état de la toiture en 2011

état de la toiture en 2011

Combien de projets utopiques de reconversion ont été émis par les visiteurs passant à Puy-blanc et véritablement médusés par la présence de cet élégant ensemble industriel de la fin du XIX.

  Bien que remarquable et unique dans le Lot, cette ancienne tuilerie briqueterie n ‘a malheureusement jamais fait l’objet d’un programme de réhabilitation voir de de reconversion.

début de démolition; les bâtiments métalliques

juillet 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le coup dur des grands licenciements des années 70, la fermeture définitive de l’activité en 1986, la vente des dépendances et la destruction d’une partie des maisons ouvrières plus récemment, c’est à l’effacement définitif de cette ancienne tuilerie que nous venons d’assister en cette fin d’année 2017 non sans une réelle amertume.

août 2017

octobre 2017

Au delà de la tristesse de voir la tuilerie rayée définitivement de la carte des souvenirs de tant de familles du secteur, il reste une question d’actualité. Quelle va être la destination de cette immense surface disponible ? Le propriétaire a t-il un projet sur ce terrain ? Faute de ne pas avoir été visionnaires sur ce site il y a 20 ans, les élus du Grand Figeac ont peut-être là, matière à réflexion sur une réalisation en lien avec des demandes sur ce territoire ou avec  la zone naturelle de Puy-blanc.

le 1er décembre, la tuilerie est entièrement effacée du paysage et un brasier recouvre les décombres de l’ancien four.

dcPB propose de sauver l’ancien four Hoffmann

L’association a tenté, lors de cette démolition d’éviter l’irrémédiable en plaidant pour que demeure un lieu sur le site, témoignant de cette activité de la terre cuite au siècle dernier .

four hoffmann 40 m. de long

entrée de l’une des 16 chambres de combustion

Il s’agit de l’ancien four tunnel Hoffman. L’association a rencontré le Président du grand Figeac, la Présidente du PNR, les

intérieur d’une des deux travées voûtées  du four, 35m. de long (photo Jeff fabriol)

services du patrimoine et la députée. Toutes et tous nous ont assuré que le projet méritait d’être soutenu. Les discussions entre le président du gd Figeac et le propriétaire permettaient dans un premier temps de sanctuariser ce four. Mais tout s’emballait le dernier jour de novembre et le four était détruit dans la foulée de l’explosion de la cheminée.

 

les  soutiens:

  • Les différents services du Patrimoine du gd Figeac, du département et du PNR nous ont exprimé le bien fondé  de cette sauvegarde et assuré de leur collaboration.
  • La députée du Lot,  s’est clairement prononcée pour la sauvegarde du four , mais aussi de la rampe et de la cheminée, en tant qu’ensemble cohérent. Elle a écrit à la ss-Préfète qui dans sa réponse a jugé le projet « irréalisable »!!!
  • La présidente du PNR qui a écrit une lettre au maire de Reyrevignes et au propriétaire de la tuilerie pour demander une entrevue et mobilisé ses services pour activer ce dossier. 
  • Le département qui a pris récemment position justifiant cette sauvegarde et assurant de son appui technique et financier la collectivité qui prendrait en charge ce lieu.
  • Le  Président du Grand Figeac a reçu l’association lundi 16 octobre, le projet présenté lui semble crédible et il a demandé au propriétaire de ne pas démolir le four. Dans un premier temps, la démolition est stoppée au niveau de la cheminée et du four,  le président du gd Figeac est en relation avec le propriétaire pour déterminer ce qui peut être sauvegardé mais malheureusement aucun engagement formel du grand Figeac pour acquérir  la parcelle concernée.
  • Le conseil municipal de Cambes s’est prononcé à l’unanimité pour la sauvegarde du four.
  • Les maires de Corn, Brengues  soutiennent également ce projet.

Présentation à Cambes du projet de centrales solaires villageoises

présentation du projet Céléwatt à la salle des fêtes de Cambes

Créée à Brengues, l’association CéléWatt  a pour projet installation d’une centrale solaire citoyenne et villageoise :

index

A mi-chemin entre une installation individuelle et une grande centrale au sol, un « parc solaire citoyen » permet de produire de l’énergie à l’échelle d’une communauté locale :

  • Il naît d’un projet collectif : des habitants mettent en commun leur épargne pour créer une coopérative  et gérer ensemble un investissement raisonnable (300 000 €).
  • Il occupe un espace restreint (moins d’un hectare) et valorise un espace sans concurrencer d’autres activités, agricole par exemple.
  • Sa puissance limitée (250 kWc) facilite les démarches administratives (simple autorisation de travaux) et permet de faire travailler des artisans locaux.
  • Il participe à l’effort international pour augmenter la part des énergies renouvelables. Il contribue, avec la sobriété et l’efficacité énergétique, à contenir le dérèglement climatique.

En s’inspirant de plusieurs expériences, notamment dans le Gard et l’Aude, CéléWatt propose de créer progressivement une grappe de parcs solaires le long de la vallée du Célé et sur les Causses du Quercy environnants.

 

Le bilan fin 2017 : un objectif réussi

On atteint le maximum de 100 000 € de cofinancement régional au titre du 1 € pour 1 € !

Pari réussi donc sur nos trois objectifs en 6 mois :
– 250 sociétaires, on en est à 293 ce soir;
– 165 000 € en parts sociales, on est à 169 700 €;
– 80 000 € d’abondement Région prévu pour le premier parc, on a atteint les 100 00 €.

 

Déviation de Cambes : la fausse surprise

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chantier de la déviation de Cambes

plan-du-projet

Il se sera écoulé une vingtaine d’années entre la première étude technique du projet de déviation de Cambes et sa réalisation finale revue récemment à la baisse. Opposition de riverains, longue procédure juridique, étude d’impact sur les zones humides et fouilles archéologiques autant de péripéties qui auront émaillé l’histoire de ce chantier qui se complète par une surprise qui n’en est pas une : Oui, à cet endroit le sol s’affaisse et on le sait depuis des lustres…

Depuis 1997 ce projet aura donc subit plusieurs péripéties.

Contribution de dcPB à l’enquête d’utilité publique

Ce fut d’abord la contre proposition d’un tracé ouest par une association de Lissac opposée au tracé choisi.En 1998 une concertation menée par le département optait pour le tracé initialement prévu et la déclaration d’Utilité publique était prise par le préfet en janvier 2001.

A la demande d’un plaignant de Mouret, cette déclaration préfectorale de DUP était annulée par la cour d’appel de Bordeaux en novembre 2006.

Un nouvelle enquête d’Utilité publique était diligentée en 2011 prévoyant une mise en circulation en 2015. Un an après les responsables départementaux annonçaient plutôt une ouverture au trafic en 2016.

L’impact sur la faune et la flore, imposa par ailleurs un avenant à l’enquête entraînant un retard de quelques mois, puis ce furent les fouilles archéologiques durant 6 mois.

En avril 2014 on nous annonce finalement la fin du chantier pour 2017 et en juillet 2014 la première pierre est posée à Péret. Dans le même temps des fouilles archéologiques s’installent pour 6 mois. Ces fouilles, au delà de leur intérêt archéologiques révéleront la complexité du sous-sol avec le glissement régulier de couches d’argiles durant le passé ancien. En fin de fouilles, l’accès aux camions chargés du transport de terre fut stoppé tant la voie menaçait de dévaler en contrebas.

Puis vint la fausse vraie découverte : en raison des difficultés hydrogéologiques rencontrées, le projet sera revu à la baisse, c’est à dire plus de couloir de dépassement dans la montée et le chantier prendra encore un retard d’un an !

Ainsi le conseiller départemental chargé des routes se montre étonné d’une telle complexité de ce chantier. (article la dépêche du 10 sept 2016)

Il est bon de rappeler que le département avait sciemment choisi ce faisceau de la déviation de Cambes sans ignorer les contraintes décrites dans le document d’enquête.

Selon le bureau d’étude Egis Aménagement (extrait du document d’enquête D.U.P.):

Sur le plan de la topographie et de la géologie la contrainte est qualifiée de « forte »« en raison de :La présence de calcaires bioclastique roux avec alternance de bancs marneux et d’argiles schisteux recouverts de dépôts calcaires (plus au sud) peut induire des contraintes géotechniques. De plus, on note la présence de circulations aquifères en sous-sol et de sources reconnues sous l’assiette du projet.

Sur le plan de l’hydrogéologie il existe également une contrainte « forte » en raison de la sensibilité des sols à l’eau sur la majeur partie de la zone d’étude fait que ces derniers poseront des problèmes en période humide. Les terrassements devront être réalisés en période favorable. Sur la zone, plusieurs sources à usage agricole ont été repérées. D’autres arrivées d’eau pourront être mises en évidence au moment des travaux et devront également être captées et redirigées.

Compte tenu de ces précisions et dans le cadre du premier faisceau retenu, le département devait affiner son choix sur deux tracés plus précis (un bleu et un rouge)variante-bleu-et-rouge

 

 

 

 

 

 

 

 

Le rouge situé plus en fond de vallée, posait des problèmes paysagers et d’impact sur le milieu naturel mais pas de problèmes de stabilité de terrain.Après une anlayse multicritèresc’est le tracé bleu qui fût choisi. Dans les points négatifs il était mentionné : «  ce tracé nécessite des mesures spécifiques pour stabiliser les remblais dans une zone de glissement de terrain (secteur de Nazarieu) »

Depuis toujours les habitués de la côte de Cambes savent que cette route s’affaisse régulièrement en raison d’un sous-sol instable et gorgé d’eau.L’an dernier, les fouilles archéologiques ont fait la démonstration que ce phénomène existe depuis 1000 ans.,,

Ainsi ce qui peut sembler une surprise n’est en fait qu’un brutal retour à une réalité dont les bureaux d’étude et les décideurs n’ont pas pris toute la mesure.

Une erreur de diagnostic que l’on se doit d’assumer politiquement et financièrement, et qui ne doit pas être un prétexte pour réduire le projet initial en supprimant la voie de dépassement. Cette décision brutale et unilatérale occasionnera naturellement des bouchons réguliers sur le trafic montant avec le risque de dépassements limites ou que certaines voitures passent par le village de Cambes pour gagner du temps…

Cette modification, du projet doit être mise en débat avec les élus concernés (Conseillers départementaux, maires) et les associations qui ont participé à l’enquête publique.

DcPB souhaite réactiver le collectif « déviation de Cambes » pour  rencontrer les responsables de l’entreprise chargée du chantier ainsi que le conseiller départemental chargé des routes.

Le sentier des argiles est ouvert au public

Les panneaux sont installés sur le parcours depuis septembre 2016.

fixation sur panneau à l'entreprisie A+B de Cambes

mise en place des films sur les panneaux ( entreprise A+B de Cambes)

pupitre au bord des étangs

pupitre au bord des étangs

Inauguration prévue en octobre.

Le Parc naturel régional des causses du Quercy a proposé à la commune de Cambes et aux associations de réaliser ce parcours d’interprétation sur le site de Puy-blanc.sentier_interpretation_PuyBlanc_modif 2015 copie

La tuilerie et la découverte du site naturel de la zone humide constituée par les anciennes carrières en sont les lignes directrices. Ce sentier baptisé « sentier des argiles » sera bordé par 6 pupitres présentant  la flore, la faune, les carrières…et trois tables d’observation, l’une pour la lecture du paysage et la seconde pour la reconnaissance des oiseaux et mammifères  habitués du site et une troisième présentant l’ancienne tuilerie..
Le financement approximatif de cette installation sera porté par le conseil départemental (16%) le conseil régional (20%) , l’agence de l’eau (35%) , la commune (10%),  et le reste en auto financement ou éventuellement par  le grand Figeac ?

Depuis deux ans, DCPB a participé activement à ce projet en  travaillant en particulier sur le tracé du sentier et sur le contenu des panneaux.

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pose d’une barrière amovible au parking du sentier

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barrière de sécurité aux étangs

support en attente d’une table d’information

Tout arrive à temps…

Depuis plusieurs années, dcPB est intervenu auprès des élus et des pouvoirs publics sur certains points qui sont à présent en toute ou partie réglés.

La protection autour des poubelles du lotissement du mas del Sol et à proximité de l’école est à présent installé.

La limitation à 50 km/h dans la traversée de Puy-blanc est effective depuis le début de l’année. Il a fallu pour cela placer des panneaux d’agglomération aux entrées du carrefour.

Après notre intervention auprès du vice-président du grand Figeac, la limitation de l’éclairage nocturne de certaines entreprises de Quercypôle.est effectif. Les lampadaires éclairant les voies d’accès relèvent eux du grand. Figeac et leur éclairage nocturne reste inutile et couteux, action à poursuivre…

La commune de Cambes vient de se doter de deux horloges réglables dans le but de réduire l’éclairage nocturne dans le bourg.Cambes sera la dixième commune qui  participera le dimanche 28 août à la signature collective de la Charte communale « Protection du ciel nocturne »

 

Eau : Connexion au bassin de la Dordogne

30 km  d’adduction d’eau viennent d’être réalisés reliant le bassin de la Dordogne au château d’eau de Cambes. Cette arrivée d’eau du Limargue devrait équilibrer l’eau trop calcaire de nos captages locaux et éviter la pénurie en cas de sécheresse. C’est aussi et surtout un ouf ! pour Quercypôle dont la demande croissante en eau pouvait devenir préoccupante.

Rappelons que notre association avait milité sans être entendue, lors de la création de Quercypôle pour une double installation de réseau d’eau : un pour l’eau potable et un second apportant de l’eau destinée à un usage industriel.

Déviation de Cambes

Le désenclavement du bassin de Figeac et son développement économique ne doivent pas se construire au détriment du paysage rural et de la qualité de vie des populations.

Axe vert — déviation de Cambes — contournement de Figeac — Zone d’activités économiques… les pièces d’un vaste puzzle se précipitent sans avoir fait l’objet d’un plan d’ensemble.

En fait, le nouvel axe Brive ↔ Méditerranée traverse nos communes avec un trafic routier d’envergure nationale. Les propositions de l’administration pour réduire les nuisances et protéger la sécurité des riverains ne sont pas adaptées à la réalité de ce futur trafic.

Cartes du faisceau arrêté

Enquete préalable de la déviation

Carte du faisceau arrêté
Le trajet retenu est celui de couleur rouge vif.
Du giratoire du Chantier jusqu’à sa jonction avec la RD 13 au Rial, il s’agit de la déviation de Cambes.
En amont et en aval il s’agit d’un simple aménagement en place de la RD 13.

Les problèmes soulevés

Le trafic routier sur la RD 13 doublera en une décennie

Cet axe routier qui offrira des liaisons de l’Aveyron et du Cantal avec Brive et Bordeaux, qui longera un important Parc d’Activités économiques au niveau de Cambes, connaîtra ainsi très rapidement, un flux de véhicules et en particulier de poids lourds qui dépassera les prévisions faites par l’administration.

Prévisions de trafic sur la D 13 (Source DDE) :

  • Trafic moyen journalier en 1996 au niveau de Cambes (RD13) : 3637 véhicules (dont 8,7% de poids-lourds) ;
  • Trafic moyen journalier en 2012 au niveau de Cambes (RD13) : compris entre 6100 et 7900 véhicules.
  • Pour l’année 1997 le pourcentage de poids-lourds mesuré sur la RD 13 au niveau du carrefour de Livernon est déjà de 9,5% !

Une déviation encore trop près de l’agglomération : des nuisances sous-estimées

Dans quelques années, avec le rythme d’augmentation du trafic routier que nous connaissons, ce seront donc environ 7000 automobiles et 800 poids-lourds qui défileront chaque jour sur cet axe.

Le bruit engendré par ce trafic routier, le long de l’axe, à hauteur des giratoires ainsi que les accès sécurisés des riverains ne sont pas sérieusement pris en compte dans cette enquête. Le document d’étude ne recense en effet que quatre habitations !!! pour lesquelles des mesures spécifiques contre le bruit devront être prises.

Les lieux-dits: le Rial, le Chantier, la traversée à Péret, seront particulièrement exposés ainsi que certaines habitations situées au bord de l’axe mais en dehors du périmètre d’étude (sortie de Cambes vers Livernon).

La solution de la pose de doubles vitrages, est un pis aller, quand on sait que durant une bonne partie de l’année les loisirs et les activités sont orientées vers l’extérieur. Le bruit doit se traiter au maximum à la source avec un revêtement de la chaussée adapté, des merlons et plantations suffisants et murs « antibruit » si nécessaire.

La sécurité des riverains

Le « tourne à gauche » prévu au Sud du projet, au niveau du Rial, sera générateur de danger, l’association demande plutôt un accès souterrain facilité, ici, par la situation en remblai. La création d’un giratoire, à ce niveau, est elle bien nécessaire pour desservir Cambes et Camboulit ?

Le giratoire principal situé au Chantier (entre les habitations, Gayral et Cavarroc) demeure trop près des habitations et occasionnera des nuisances sonores importantes aux riverains.

Le carrefour mortel du pont de Lascazes reste un point délicat et urgent à traiter. La visibilité n’est toujours pas suffisante malgré les dernières modifications apportées.

La Carrière de Cambes deux enquêtes d’U.P. en 8 ans

 

Le dossier de l’exploitation de la carrière de Cambes est en cours depuis maintenant plus de 8 ans.

Manque d’étude d’impact sérieuse, pas de pris en compte des vestiges archéo en bordure de l’exploitation, demande d’un bail d’exploitation bien trop long, pas d’étude hydrogéologique sur un relief karstique fragile. Autant de points qui montrent que ces deux enquêtes de 2007 et maintenant celle avortée de 2016 manquent pour le moins de sérieux.

Cette dernière enquête publique était brusquement stoppée en mars car l’exploitant a décidé de retirer sa demande. Il semble que le classement en 2012 du dolmen de la pierre levée situé à moins de 500m. de la limite d’extension de la carrière n’ait pas été pris en compte. Nous attendons une nouvelle mouture…. Plusieurs insuffisances (enquête hydrogéologique approfondie,  enquête d’impact plus complète, refus d’un bail de 30 ans, …) demeurent cependant dans l’enquête proposée au point que la commission environnement du PNR s’est récemment prononcé contre ce projet.

HISTORIQUE:

  • Cette carrière qui occupait 5 ha initialement a été acquise par la S.AT. Est fait l’objet depuis 2007 d’une demande d’extension à 15 ha.
  • Notre association, le PNR, avaient émis des réserves sur cet agrandissement, mais, l’arrêté d’autorisation d’exploiter a été pris le 10 juillet 2009.
  • Le GADEL a pris la décision lors de son conseil d’administration du 3 octobre 2009, d’introduire un recours devant le Tribunal Administratif contre cet arrêté aux motifs d’études insuffisantes de l’état initial naturaliste du site et concernant la protection de la ressource en eau, de la situation de la carrière en zone d’interdiction du schéma départemental des carrières du Lot et de différences substantielles entre le projet autorisé par l’arrêté et celui soumis à enquête publique.
  • Nouvelle demande de l’exploitant en 2015. Avec arrêté préfectoral fixant l’enquête d’Utilité Publique du 24 février au 25 mars 2016.
  • ‘enquête d’Utilité publique est interrompue courant mars par un arrêté préfectoral le 12 février2016

Le dossier monté par dcPB est transmis au commissaire enquêteur:

Carrière du causse de Cambes : une extension historique… de 4 à 17 ha ! soit un gisement de 3 millions de tonnes…

Position de l’association DCPB transmise lors de l’enquête publique de novembre et décembre 2007

1. Absence de certaines expertises

Certaines contributions d’experts que nous jugeons importantes pour l’information complète du public sont absentes du document présenté :

2. Une extension en contradiction avec la protection des espaces boisés

Le Ruscou
L’extension de carrière de 4 à 17 ha est en contradiction totale avec le constat mentionné dans le diagnostic du P.L.U. actuellement en révision.

« Protéger les espaces boisés et la trame végétale, en générale et notamment sur le causse » (P.L.U., Les Enjeux, p. 5)

À ce titre un espace tampon entre les surfaces d’exploitation et les limites de la carrière devrait être prévu.

Un chemin pédestre longe en effet le projet sur 1 km environ (photo ci-dessus). Le front d’exploitation devrait se situer en retrait de 50 m. minimum de cet axe.

3. Le cahier des charges n’a pas été tenu par l’entreprise précédente

Le cahier des charges de l’ancienne exploitation mentionnait comme pour toutes les carrières une remise en état après extraction. L’exploitant (entreprise Gregory) s’engageait à «réaliser des merlons engazonnés et plantés d’arbres (150 plants prévus) pour former une haie » (…) « à l’état final tous les versants et talus seront reconstitués par remblaiement ainsi qu’une petite partie des banquettes de 6 m. (350 plants). » De ce cahier des charges datant d’avril 96, rien n’a été fait (voir les engagements signés par l’entreprise Gregory, p. 98, de la demande d’autorisation d’exploiter d’avril 1996).

Merlon

Où sont les centaines d’arbres promis pour reconstruire les haies en bordure de la carrière ?

Front de Carrière

Où sont les banquettes engazonnées et les remblaiements promis au terme de l’exploitation de chaque tranche ?

Qui doit réaliser la remise en état promise, l’entreprise précédente ou le nouvel acquéreur ?

Quel a été le contrôle réel de la DRIRE sur ce secteur ?

Donner un blanc-seing pour 30 ans à ce type d’exploitation, lorsqu’on s’aperçoit que la remise en état n’a pas été contrôlée, ne nous paraît pas sérieux.

C’est pourquoi nous demandons :

  1. Que la remise en état des banquettes de l’ancienne exploitation, les merlons et les plantations prévues soient effectivement réalisées sur demande de l’organisme compétent à l’entreprise responsable.
  2. Qu’à chaque nouvelle phase d’exploitation, l’autorisation ne soit effectivement acquise qu’après un contrôle de la remise en état de la tranche précédente.
  3. L’autorisation ne doit pas être signée pour 30 ans sans être assortie d’un agenda fixant un calendrier précis des périodes de contrôle de la remise en état à chaque phase de l’exploitation.

4. Le dolmen du Communal doit faire l’objet d’une protection supplémentaire

Le service régional de l’Archéologie a mis en évidence et situé avec précision 5 dolmens ou tumulus (étude sur le terrain des 3 et 4 juin 1995). Bien que ces monuments mégalithiques ne soient pas classés monuments historiques en raison de leur état extérieur, ils ont cependant fait l’objet d’étude dans le cadre de l’inventaire des mégalithes du Lot (Jean Clottes). Il est permis de penser à la vue de plusieurs tumulus que le secteur du Ruscou se présente comme une véritable nécropole et que tout ce secteur mérite une protection renforcée.

La présence de l’un de ces dolmens, celui du Communal, sur la zone d’extension demeure très préoccupante, même si avec une précision qui reste à vérifier, ce mégalithe se situerai sur une zone non exploitable de la carrière (juste en bordure sur les plans proposés).

Dolmen du Communal et son tumulus

En raison des risques spécifiques d’ébranlement de la structure de tout le tumulus, lors de tirs de mine, nous demandons que le périmètre de protection autour du dolmen du Communal soit du même niveau que celui attribué aux monuments classés soit : 500 m.

5. Le trafic routier engendré par le transport des matériaux

Il sera d’une toute autre envergure que celui de la précédente exploitation. Le volume à extraire s’élève en effet à 100 000 t/an pendant 30 ans ! Il viendra s’ajouter au trafic déjà intense et croissant qui traverse le village. Une donnée supplémentaire qui impose l’urgence de la déviation du bourg.

Parc Naturel Régional des Causses du Quercy : délibération du comité syndical du 5 décembre 2007

Au vu de l’analyse du projet, et suivant l’avis émis par la commission « Urbanisme, environnement et patrimoine », le comité syndical émet un avis réservé sur le projet d’extension et de renouvellement d’autorisation d’exploiter cette carrière.

Cette réserve est émise en raison des éléments suivants :

  • manque d’une étude (par traçage) sur la circulation des eaux souterraines en lien avec la carrière.
  • période d’exploitation sollicitée trop longue.
  • entrées de carrières non sécurisées, notamment sur le plan de la circulation routière.
  • non définition d’une distance tampon autour de la carrière pour en limiter l’impact sur les habitations voisines.
  • En outre, afin d’obtenir une meilleur intégration paysagère, une végétalisation devrait être prévue au fur et à mesure de l’avancement de l’exploitation.