Fin des fouilles archéologiques

Dans le cadre des journées du patrimoine, l’association Du côté de Puy-Blanc recevait Guillaume Clamens, de la cellule départementale d’archéologie, qui présentait devant une soixantaine de personnes les résultats des fouilles préventives effectuées sur le chantier de la déviation de Cambes.

Ces fouilles préventives se sont déroulées de juillet 2015 à février 2016.

Elles ont dévoilé six phases d’occupation du site, courant du 2°siècle av JC au 6°siècle ap JC. Malgré des glissements de terrain par plaques au cours des temps, les fouilles révèlent une riche vie rurale. Ont été découverts une voie romaine, divers vestiges de bâtiments et de niveaux de circulation, beaucoup de mobilier antique à usage domestique et artisanal, des monnaies de différentes époques. Certains éléments luxueux suggérant la proximité d’une villa gallo-romaine, il est probable que le site fouillé ait mis au jour des bâtiments annexes destinés au logement et au travail de la main-d’œuvre employée à l’époque.

 Ce chantier sous la maîtrise d’œuvre du service archéo du département aura rassemblé une équipe d’une vingtaine de personnes durant 6 mois dans des conditions parfois difficiles ou la canicule du début d’été aura laissé place en fin de campagne à un temps humide propice à transformer l’aire de fouille en un véritable bourbier. .

des fouilles qui  s’étendaient sur plus de 2 hectares

La particularité de ces fouilles préventives consiste en un site particulièrement bouleversé au cours de 2 millénaires par des coulées de boue, et des mouvements de terrain rendant la lecture de ce lieu particulièrement compliquée. il aura fallu la présence d’une géomorphologue sur les lieux pour apporter des explications sur les diverses périodes de remodelage du relief.

Divisé en 5 zones, depuis le nouveau pont de Peret jusqu’à la route 802 dans sa montée à Cambes, ces fouilles se sont déroulées sur 6 mois

Dans la partie nord, une voie romaine de 4m. de large a été mise

à jour, elle quitte ensuite le trajet de la futur déviation pour obliquer vers l’est.

les fouilles importantes en direction de la route de Figeac  ont laissé apparaitre différents niveaux de sols, vraisemblablement un chemin conduisant à une cour attenante à des bâtiments avec différents niveaux d’occupation. (du début de notre ère à 350 )

Ce site, rassemblait vraisemblablement des dépendances modestes d’une résidence plus importante,il  a été particulièrement perturbé au cours des différentes occupation par des effondrements et coulées de boue. Ces colluvions ont rendus l’explication de cette occupation particulièrement compliquée. Une géomorphologue est venue aider l’équipe qui a du réadapter au jour le jour sa stratégie de fouilles.

Le mobilier trouvé comporte: des meules, des outils agricoles, des déchets de production de bronze (un atelier devait exister à proximité), des morceaux de céramiques, du verre, de petits objets en os.

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au premier plan des morceaux de tuiles romaines

Quelques  petits foyers ont été identifiés également mais aucun batellerie artisanal.

Tous ces vestiges ont été acheminés à Cahors pour être étudiés. Dans quelques mois un rapport détaillé de ces fouilles sera publié.

Dans les dernières semaines de prospection et en raison d’un terrassement relativement profond pour atteindre les couches significatives, un danger réel est apparu. Le sol menaçait, à nouveau, de glisser sur le chantier, comme semble t il, ce fut le cas depuis 2000 ans et comme nous le montre chaque année l’affaissement régulier de la côte de Cambes

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un chantier qui devenait de plus en plus dangereux en raison de la menace de glissement de terrain

Dimanche 19 juin : La mémoire des lieux, patrimoine caché…

La journée du patrimoine de pays a pour thème cette année : le patrimoine caché…

Le dimanche 19 juin nous laisserons place à la mémoire cachée des lieux qui se révèle dans les histoires racontées et parfois dans la langue occitane qui transpire toujours un peu des expressions exhumées. Au fil de la tuilerie, de ses fêtes, des anciens chemins d’école, des fontaines nous nous laisserons guider par Guillhem, du centre des études occitanes, et par quelques anciens, pour lesquels les lieux raviveront quelques riches et truculentes anecdotes.

Riche et magique moment d’échanges et de témoignages

Ce dimanche après-midi rassemblait un bon nombre de familles sur le thème des anciennes fêtes de Puy-blanc. Les jeunes musiciens de la Granja donnait la teinte festive à cette déambulation de la tuilerie jusqu’aux anciennes carrières.

Au bord des étangs étaient évoqués ces personnages étranges peuplant les points d’eau dans nos contes locaux : les Fassilières, Gargantua et serpents géants.
Cette promenade prenait fin autour d’une fouace géante et, là, se prolongèrent les échanges de souvenirs avant que prennent peu à peu place musique et danses traditionnelles. Jean Larnaudie présente à l’assemblée l’organisation des anciennes fêtes de Puy-blanc et illustre son propos en chantonnant quelques airs de l’époque.

Dimanche 15 juin : De la terre à la Tuile

Parcours organisé par l’association « Du côté de Puy Blanc » autour de la Tuilerie, guidé par d’anciens ouvriers. Présentation de quelques spécimens de tuiles fabriquées au cours du siècle dernier et description des différents postes de fabrication.

Quand tombent les bâtiments, il reste la mémoire…

Après une conférence, la veille sous l’égide du Parc Naturel, l’association « du côté de Puy-blanc » organisait, dimanche matin, un itinéraire autour de l’ancienne tuilerie. Le thème des journées patrimoine de pays concernait en effet cette année les lieux de productions. Cette ancienne tuilerie qui possède 1 ha de bâtiments, pour une bonne partie proche de la ruine, fermait il y a plus de 20 ans après un siècle d’activités. C’est ce riche passé ouvrier que l’association du côté de puy-blanc s’emploie à mettre à jour par la collecte des souvenirs de toutes celles et tous ceux qui de près ou de loin ont été attachés à ce lieu.

On y a décrit aussi les moments de joies partagées quand le patron organisait des fêtes somptueuses relayé plus tard par le comité d’entreprise qui construisait une première salle des fêtes et organisait voyages, concours de pêche et rencontres sportives. Pour quelques minutes, la mémoire faisait revivre la carrefour de Puy-blanc ou le jour de la paie se pressaient les marchands forains pour proposer chaussures, vêtements et autres produits. Les souvenirs d’écoliers ont aussi été égrainés avec la célèbre camionnette bâchée de l’usine qui effectuait quatre fois par jour le transport scolaire. Privés de « camio » les élèves punis devaient effectuer à pieds, les quatre kilomètres qui séparaient l’école de la tuilerie.

Devant la tristesse de ces somptueux bâtiments de la fin du 18ème siècle qui se détériorent de jour en jour, la parole est venue, pour quelques heures, faire revivre un pan entier de la mémoire de ce quartier.

Face à cet impressionnant bâtiment et devant quelques agrandissements de photos anciennes placées à des endroits judicieux du site, les langues se sont peu à peu déliées. Les témoignages d’anciens travailleurs, leurs explications encore fidèles sur la fabrication de la tuile depuis la carrière jusqu’à la livraison, sont venues exhumer cette part enfouie d’un souvenir pourtant pas si lointain. La tuilerie comptait en effet 150 salariés il y a encore une quarantaine d’années et de nombreuses familles du secteur possède une grande tranche de vie liée à cette usine. Ce dimanche matin on a parlé des postes très durs, comme les fours pour les hommes, et les presses, où officiaient les femmes.

Juin 2007 : au fil des étangs, des gouffres et des sources

Une soixantaine de personnes dont les deux tiers découvraient le secteur pour la première fois, participaient à cette journée du patrimoine de pays à Cambes.

Au long de cette balade de trois heures entre Puy-blanc et la partie sud de Cambes s’ouvrant vers la vallée du Célé, on aura pu découvrir : les étangs de la carrière de l’ancienne tuilerie , le ruisseau des Bormes et sa perte dans les gouffres sous la voie ferrée et une bonne demie-douzaine de fontaines. L’association DCPB offrait, en fin de parcours, un pot amical et la traditionnelle « pompe ».

Une balade qui aura permis de mesurer l’état d’abandon de ce petit patrimoine rural qui disparaît peu à peu de notre paysage. Fontaines et sources représentaient, au siècle dernier, des lieux vitaux pour l’approvisionnement de l’eau, un bien précieux dont le souci de préservation revient à l’ordre du jour.

Journée du Patrimoine de Pays 2007