la tuilerie de Puy-blanc: entièrement rayée de notre paysage

l’ultime pignon tombera le 1er décembre en début d’après-midi

L’ancienne tuilerie de Puy-blanc fondée en 1877 par Jean Lacabane n’existe plus . L’état de cette usine,  en ruine depuis plus de 15 ans, obligeait la municipalité de Reyrevignes a engager une procédure de péril invitant le propriétaire à remettre en état les locaux ou à en entamer leur démolition. Dans l’état du site, on devine vite le choix laissé au propriétaire.

Ainsi le lent crépuscule de ce bel édifice du siècle dernier est arrivé à son terme sans état d’âme ni pour la société de démolition ni pour la municipalité de Reyrevignes…La sauvegarde d’une partie de cette ancienne usine, si minime soit elle , n’a pas même été évoquée lors de cette décision.

Après sa fermeture en 1986 et sa reprise par la société Delagnes, le projet de relance d’une industrie de la terre cuite est vite tombé à l’eau. Vidé de ses machines et de ses installations encore commercialisables, le bâtiment, non entretenu, a commencé à prendre l’eau par le toit. En une vingtaine d’années, la pluie, la neige et le vent sont venus à bout de cet ensemble qui témoignait encore de la vie vie ouvrière grouillante du siècle dernier.

état de la toiture en 2011

état de la toiture en 2011

Combien de projets utopiques de reconversion ont été émis par les visiteurs passant à Puy-blanc et véritablement médusés par la présence de cet élégant ensemble industriel de la fin du XIX.

  Bien que remarquable et unique dans le Lot, cette ancienne tuilerie briqueterie n ‘a malheureusement jamais fait l’objet d’un programme de réhabilitation voir de de reconversion.

début de démolition; les bâtiments métalliques

juillet 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le coup dur des grands licenciements des années 70, la fermeture définitive de l’activité en 1986, la vente des dépendances et la destruction d’une partie des maisons ouvrières plus récemment, c’est à l’effacement définitif de cette ancienne tuilerie que nous venons d’assister en cette fin d’année 2017 non sans une réelle amertume.

août 2017

octobre 2017

Au delà de la tristesse de voir la tuilerie rayée définitivement de la carte des souvenirs de tant de familles du secteur, il reste une question d’actualité. Quelle va être la destination de cette immense surface disponible ? Le propriétaire a t-il un projet sur ce terrain ? Faute de ne pas avoir été visionnaires sur ce site il y a 20 ans, les élus du Grand Figeac ont peut-être là, matière à réflexion sur une réalisation en lien avec des demandes sur ce territoire ou avec  la zone naturelle de Puy-blanc.

le 1er décembre, la tuilerie est entièrement effacée du paysage et un brasier recouvre les décombres de l’ancien four.

dcPB propose de sauver l’ancien four Hoffmann

L’association a tenté, lors de cette démolition d’éviter l’irrémédiable en plaidant pour que demeure un lieu sur le site, témoignant de cette activité de la terre cuite au siècle dernier .

four hoffmann 40 m. de long

entrée de l’une des 16 chambres de combustion

Il s’agit de l’ancien four tunnel Hoffman. L’association a rencontré le Président du grand Figeac, la Présidente du PNR, les

intérieur d’une des deux travées voûtées  du four, 35m. de long (photo Jeff fabriol)

services du patrimoine et la députée. Toutes et tous nous ont assuré que le projet méritait d’être soutenu. Les discussions entre le président du gd Figeac et le propriétaire permettaient dans un premier temps de sanctuariser ce four. Mais tout s’emballait le dernier jour de novembre et le four était détruit dans la foulée de l’explosion de la cheminée.

 

les  soutiens:

  • Les différents services du Patrimoine du gd Figeac, du département et du PNR nous ont exprimé le bien fondé  de cette sauvegarde et assuré de leur collaboration.
  • La députée du Lot,  s’est clairement prononcée pour la sauvegarde du four , mais aussi de la rampe et de la cheminée, en tant qu’ensemble cohérent. Elle a écrit à la ss-Préfète qui dans sa réponse a jugé le projet « irréalisable »!!!
  • La présidente du PNR qui a écrit une lettre au maire de Reyrevignes et au propriétaire de la tuilerie pour demander une entrevue et mobilisé ses services pour activer ce dossier. 
  • Le département qui a pris récemment position justifiant cette sauvegarde et assurant de son appui technique et financier la collectivité qui prendrait en charge ce lieu.
  • Le  Président du Grand Figeac a reçu l’association lundi 16 octobre, le projet présenté lui semble crédible et il a demandé au propriétaire de ne pas démolir le four. Dans un premier temps, la démolition est stoppée au niveau de la cheminée et du four,  le président du gd Figeac est en relation avec le propriétaire pour déterminer ce qui peut être sauvegardé mais malheureusement aucun engagement formel du grand Figeac pour acquérir  la parcelle concernée.
  • Le conseil municipal de Cambes s’est prononcé à l’unanimité pour la sauvegarde du four.
  • Les maires de Corn, Brengues  soutiennent également ce projet.

Expo patrimoine à Balène

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L’expo « qualité de la vie » à Figeac, abordait cette année les différentes facettes du patrimoine lotois: artisanal, industriel, céleste, technologique,  etc..

Invité à exposer des documents sur l’ancienne tuilerie, dcPB présentait quelques pièces produites à la tuilerie de Puy-blanc complétées par trois panneaux sur la fabrication des tuiles.

Fin des fouilles archéologiques

Dans le cadre des journées du patrimoine, l’association Du côté de Puy-Blanc recevait Guillaume Clamens, de la cellule départementale d’archéologie, qui présentait devant une soixantaine de personnes les résultats des fouilles préventives effectuées sur le chantier de la déviation de Cambes.

Ces fouilles préventives se sont déroulées de juillet 2015 à février 2016.

Elles ont dévoilé six phases d’occupation du site, courant du 2°siècle av JC au 6°siècle ap JC. Malgré des glissements de terrain par plaques au cours des temps, les fouilles révèlent une riche vie rurale. Ont été découverts une voie romaine, divers vestiges de bâtiments et de niveaux de circulation, beaucoup de mobilier antique à usage domestique et artisanal, des monnaies de différentes époques. Certains éléments luxueux suggérant la proximité d’une villa gallo-romaine, il est probable que le site fouillé ait mis au jour des bâtiments annexes destinés au logement et au travail de la main-d’œuvre employée à l’époque.

 Ce chantier sous la maîtrise d’œuvre du service archéo du département aura rassemblé une équipe d’une vingtaine de personnes durant 6 mois dans des conditions parfois difficiles ou la canicule du début d’été aura laissé place en fin de campagne à un temps humide propice à transformer l’aire de fouille en un véritable bourbier. .

des fouilles qui  s’étendaient sur plus de 2 hectares

La particularité de ces fouilles préventives consiste en un site particulièrement bouleversé au cours de 2 millénaires par des coulées de boue, et des mouvements de terrain rendant la lecture de ce lieu particulièrement compliquée. il aura fallu la présence d’une géomorphologue sur les lieux pour apporter des explications sur les diverses périodes de remodelage du relief.

Divisé en 5 zones, depuis le nouveau pont de Peret jusqu’à la route 802 dans sa montée à Cambes, ces fouilles se sont déroulées sur 6 mois

Dans la partie nord, une voie romaine de 4m. de large a été mise

à jour, elle quitte ensuite le trajet de la futur déviation pour obliquer vers l’est.

les fouilles importantes en direction de la route de Figeac  ont laissé apparaitre différents niveaux de sols, vraisemblablement un chemin conduisant à une cour attenante à des bâtiments avec différents niveaux d’occupation. (du début de notre ère à 350 )

Ce site, rassemblait vraisemblablement des dépendances modestes d’une résidence plus importante,il  a été particulièrement perturbé au cours des différentes occupation par des effondrements et coulées de boue. Ces colluvions ont rendus l’explication de cette occupation particulièrement compliquée. Une géomorphologue est venue aider l’équipe qui a du réadapter au jour le jour sa stratégie de fouilles.

Le mobilier trouvé comporte: des meules, des outils agricoles, des déchets de production de bronze (un atelier devait exister à proximité), des morceaux de céramiques, du verre, de petits objets en os.

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au premier plan des morceaux de tuiles romaines

Quelques  petits foyers ont été identifiés également mais aucun batellerie artisanal.

Tous ces vestiges ont été acheminés à Cahors pour être étudiés. Dans quelques mois un rapport détaillé de ces fouilles sera publié.

Dans les dernières semaines de prospection et en raison d’un terrassement relativement profond pour atteindre les couches significatives, un danger réel est apparu. Le sol menaçait, à nouveau, de glisser sur le chantier, comme semble t il, ce fut le cas depuis 2000 ans et comme nous le montre chaque année l’affaissement régulier de la côte de Cambes

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un chantier qui devenait de plus en plus dangereux en raison de la menace de glissement de terrain

Restauration du poste d’observation… pose de l’enduit de finition le 5 Juin

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préparation de l’argile

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dépose du toit végétalisé en mars 2015

Le poste d’observation de paille et d’argile, construit par les élèves de l’école de Reyrevignes, affiche fièrement ses 8 années d’existence. Quelques fuites du toit et actes de vandalisme ont fragilisé la structure. C’est pourquoi il y a quelques mois nous déposions le toit végétalisé, recouvert temporairement d’une bâche en attendant une nouvelle restauration.

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Avec Arlette Bonnefoux, l’animatrice du chantier, il y a huit ans, nous avons pu réparer  les parties endommagées en réalisant un nouvel enduit de corps (argile, sable,sciure, paille). Après séchage, il restera à le recouvrir de son enduit de finition.Un nouvel atelier est prévu le dimanche 5 juin

Sur la dizaine de bancs fabriqués, il n’en reste plus que 3, le reste ayant été utilisé et peu à peu détruit autour des étangs…

enduitde corps

pose de l’enduit de corps sur les parties endommagées

Quercypôle était déjà un parc d’activités il y a 4000 ans

four gaulois  réduite

emplacement de l’antique four à chaux

Dans le cadre des fouilles archéologiques préventives au chantier de la nouvelle tranche de Quercypôle, un site digne d’intérêt vient d’être découvert. Un appel d’offre  diligenté par le grand Figeac était lancé pour un diagnostique archéologique. L’hypothèse d’une sépulture et d’un lieu d’incinération  a finalement été abandonnée faute de preuves sur le terrain, en effet très peu de tessons ont été recueillis et aucun reste humain. Plusieurs petits foyers ont été localisés voisins d’une fosse plus grande. Après une fouille approfondie du contenu de cette fosse bordée d’un pavement de pierres calcinées, les archéologues en ont conclu au vestige d’un four à chaux datant de la période gauloise.

Quatre millénaires avant la création de Quercypôle existait belle et bien en ce lieudit « les trouvats » , le bien nommé, une première industrie de production de chaux….

visite chantier réduite

visite du chantier par les archéologues de la région

Ainsi comme les espèces animales protégées qui ont à présent des droits légitimes en ce qui concerne leur habitat, ce sont nos lointains ancêtres (4000 ans) qui se rappellent à nous et nous imposent quelque peu d’humilité dans nos ambitieux projets. Un respect légitime vis à vis de ceux qui avant nous ont occupé le lieu et envers toutes les espèces vivantes avec qui nous le partageons.

Sur le trajet de future déviation les fouilles préventives ont laissé apparaitre quelques traces gallo romaines qui semble t-il ne comportent pas grand intérêt puisque tout vient d’être rebouché.

Disparition des anciens logements ouvriers

carrefour PB

à droite les anciens logements encore debout en juin

Dans notre dernier numéro du Râle d’eau nous abordions l’existence des trois bâtiments constituant la petite cité de Puy-blanc située à l’entrée du hameau en venant de Cambes.

Datant vraisemblablement du début du XXème siècle, un autre bâtiment plus ancien, d’une trentaine de mètres de long sur 6 de large, destiné à loger les familles ouvrières, se situait devant les bureaux de l’ancienne tuilerie. Fortement ébranlé par les travaux de terrassement de la nouvelle route, cet ensemble de logements dont le toit était déjà éventré menaçait de s’effondrer sur la voie public. Une procédure de péril, mise en application par le maire de Cambes, entraînait il y a quelques semaines, la destruction de ce bâtiment.

Ce fut là un ensemble de 6 logements contigus pour lesquels un bon nombre de personnes des environs peuvent encore témoigner. Certains y ont vécu les débuts de leur vie de couple et y ont vu naître leur premier enfant. Ces appartements, situés au rez de chaussée, ouvraient directement sur la route de Reyrevignes. Ils étaient constitués d’une cuisine avec évier et cuisinière et d’une ou deux chambres d’environ 10 à 12 m2. Derrière, on accédait aux jardins et poulaillers.

Après l’effondrement progressif depuis une dizaine d’année des toitures de la tuilerie et en attendant la chute de sa cheminée, la suppression  de cet ensemble de logements marque une étape de plus dans la disparition des derniers témoins de cette vie ouvrière qui dura un bon siècle.

Restauration de la fontaine du Pournel

Le Cri, fontaine de Pournel

Ce cri, digne d’une peinture de Münch, sur l’un des supports de vo

ûte, appelait à une urgente intervention !!! ce qui fut fait à la fin de l’été 2010.

Première étape : démontage

Profitant d’une fin d’été plutôt sêche, un pompage a pu être réalisé. Une douzaine de bénévoles (membres de DCPB, conseillers municipaux et riverains) ont ensuite décaper la ruine et démonté les parties fragilisées.

Seconde étape : la reconstruction

La reconstruction s’est faite à l’ancienne, assemblage en pierre sèche.

La phase la plus délicate fut la pose de la dalle de voûte et là, les gros moyens ont été utilisés.

Nettoyage final : curage du fond

Il fallut un troisième dimanche matin pour construire une barrière de protection entre la fontaine et le champ au-dessus. Pendant ce temps une équipe tirait quelques centaines de seaux de vase du fond de la fontaine.

 

Pose de la voute de la fontaine du Pournel

Pose de la voute de la fontaine du Pournel

Jean-Léon Lacabane (1798-1884)

Jean-Léon Lacabane

Jean Léon Lacabane né à Fons et directeur de l’École des Chartes

Sa tombe demeure quelque peu oubliée au centre du cimetière de Fons.

Pratiquement cachée sur le côté de l’édifice funéraire, une grande plaque de marbre témoigne des titres de Jean Léon Lacabane, enterré ici avec son neveu Bertrandy, devenu son fils adoptif, passionné comme son oncle par les textes anciens.

Il fut par ailleurs, d’abord l’élève puis ensuite le collègue, de Jacques-Joseph (frère aîné de J.-F.) Champollion.

Originaire d’une famille de notables de Fons

acte de naissance

Jean Léon était le fils du notaire de Fons, Jean-Pierre Lacabane originaire de St Bressou et d’Elisabeth SERRES de Puy-blanc.
Le père (1762-1837 76 ans) , notaire a été maire à deux reprises, juge de paix durant la période de la révolution.
Jean Nicolas un des frère de Jean Pierre fut également maire de Fons en succession de son frère.
Louis frère de Jean Léon succèdera à son oncle

De rapides et brillantes études

Il fut tout d’abord éduqué par le curé de Fons, l’abbé FEYT de retour d’exil, J.Léon a ensuite poursuivi ses études au collège de Figeac.
La proximité des vieux parchemins de l’étude de son père et les livres d’histoire de la bibliothèque du collège, lui donnent ainsi le goût de l’étude des écrits anciens.
Il suit ensuite des cours de droit à Paris
Se présente à l’école des chartes tout récemment fondée. Il est brillamment reçu second de la première promotion de l’École en mai 1821. Il a 23 ans.

Une carrière parisienne

En 1845 il est fait chevalier de la légion d’honneur (47 ans).
Mars 1846 Il est nommé professeur de paléographie à l’école nationale des chartes qui. est alors en pleine rénovation
18 mars 1854 conservateur adjoint au département des manuscrits à la bibliothèque impériale
Il y restera de 1829 à sa retraite
23/12/1857 directeur de l’École des Chartes
En 1862, son action est déterminante pour maintenir à la Bibliothèque le Cabinet des titres, réclamé par les Archives impériales
13 août 1866 il est fait Officier de la légion d’honneur
18 juillet 1871 Professeur directeur honoraire de l’École des Chartes
Il passe ainsi 42 ans de sa vie à la bibliothèque nationale ( Royale , Impériale) et parallèlement 14 ans comme directeur de l’Ecole des Chartes
Il suivit toute l’évolution de cette école comme élève à sa création , puis comme professeur et enfin comme directeur pendant 14 ans.

Il était également membre de

  • la société des élèves de l’école des chartes
  • la commission des archives départementales
  • Société de l’histoire de France
  • Société des antiquaires de France

Apprécié, il animait, dans les sociétés savantes de l’époque, de riches et amicales discussions entre ses pairs

Il décède à Paris à l’âge de 87 ans le 24 décembre 1884

Son neveu et son fils adoptif, Martin Bertrandy-Lacabane (1827-1888), réalisera à partir des notes de son oncle certaines études que se dernier n’avait pu terminer. Bretrandy devint à son tour archiviste-paléographe, inspecteur général des Archives départementales, archiviste du département de Seine-et-Oise.

Dans le cadre des journées patrimoine de pays, l’association dcPB a réalisé un diaporama présentant JL Lacabane et son oeuvre

Dimanche 15 juin : De la terre à la Tuile

Parcours organisé par l’association « Du côté de Puy Blanc » autour de la Tuilerie, guidé par d’anciens ouvriers. Présentation de quelques spécimens de tuiles fabriquées au cours du siècle dernier et description des différents postes de fabrication.

Quand tombent les bâtiments, il reste la mémoire…

Après une conférence, la veille sous l’égide du Parc Naturel, l’association « du côté de Puy-blanc » organisait, dimanche matin, un itinéraire autour de l’ancienne tuilerie. Le thème des journées patrimoine de pays concernait en effet cette année les lieux de productions. Cette ancienne tuilerie qui possède 1 ha de bâtiments, pour une bonne partie proche de la ruine, fermait il y a plus de 20 ans après un siècle d’activités. C’est ce riche passé ouvrier que l’association du côté de puy-blanc s’emploie à mettre à jour par la collecte des souvenirs de toutes celles et tous ceux qui de près ou de loin ont été attachés à ce lieu.

On y a décrit aussi les moments de joies partagées quand le patron organisait des fêtes somptueuses relayé plus tard par le comité d’entreprise qui construisait une première salle des fêtes et organisait voyages, concours de pêche et rencontres sportives. Pour quelques minutes, la mémoire faisait revivre la carrefour de Puy-blanc ou le jour de la paie se pressaient les marchands forains pour proposer chaussures, vêtements et autres produits. Les souvenirs d’écoliers ont aussi été égrainés avec la célèbre camionnette bâchée de l’usine qui effectuait quatre fois par jour le transport scolaire. Privés de « camio » les élèves punis devaient effectuer à pieds, les quatre kilomètres qui séparaient l’école de la tuilerie.

Devant la tristesse de ces somptueux bâtiments de la fin du 18ème siècle qui se détériorent de jour en jour, la parole est venue, pour quelques heures, faire revivre un pan entier de la mémoire de ce quartier.

Face à cet impressionnant bâtiment et devant quelques agrandissements de photos anciennes placées à des endroits judicieux du site, les langues se sont peu à peu déliées. Les témoignages d’anciens travailleurs, leurs explications encore fidèles sur la fabrication de la tuile depuis la carrière jusqu’à la livraison, sont venues exhumer cette part enfouie d’un souvenir pourtant pas si lointain. La tuilerie comptait en effet 150 salariés il y a encore une quarantaine d’années et de nombreuses familles du secteur possède une grande tranche de vie liée à cette usine. Ce dimanche matin on a parlé des postes très durs, comme les fours pour les hommes, et les presses, où officiaient les femmes.

Les cloches de Cambes et Reyrevignes

De mémoire de cloches…

Tout juste revenues de Rome après le week-end pascal, les cloches demeurent l’élément le plus haut, souvent le plus lourd, mais de moins en moins le plus bruyant, du patrimoine de nos villages.

Existant depuis la plus haute antiquité, la cloche a toujours rythmé les heures de la journée, les rendez-vous quotidiens de prière, les cérémonies religieuses ou les évènements exceptionnels de la commune.

Une escalade dans les clochers des communes de Reyrevignes et Cambes nous ouvre une superbe vue. Sur le village d’une part, mais à l’intérieur, sur une imposante charpente supportant un joug impressionnant auquel sont suspendues les deux sœurs sonnantes ornées d’inscriptions révélant leur identité.

Un mécanisme électrique est venu depuis quelques décennies remplacer l’ancien système actionné par une corde.

Les cloches de Reyrevignes, ont pour date de baptême 1835 et 1893. Elles font référence à leur parrain et marraine, généreux donateurs de la paroisse, au curé et il y est également précisé le nom de la fonderie Cazes de Villefranche de Rouergue.

Plus récentes, les cloches de Cambes ont pour nom Albertine et Magdeleine, elles font références, à leurs parrain et marraine. La plus petite mentionne les noms de victimes de la guerre de 14-18. Le fondeur est Vinel de Toulouse.

Détail des inscriptions sur les cloches de Reyrevignes et Cambes

Clocher de Reyrevignes

 

Grosse cloche:

GLOIRE A DIEU HONNEUR A ST LAURENT J’AI RECU LA BENEDICTION DE L’ABBE
J’AI EU POUR PARRAIN ARSENE DARSES
ROUMIGUIERES RECTEUR DE CETTE EGLISE
POUR MARRAINE GABRIELLE SERRES NEE LACABANE
CAZES PERE ET FILS FONDEURS L’AN 1835

Petite cloche:

GLOIRE A DIEU HONNEUR A LA DIVINE MARIE
PARRAIN MR BORN ARMAND
MARRAINE MLLe OLIVIER MELANIE
POUR MARRAINE GABRIELLE SERRES NEE LACABANE

CAZES PERE ET FILS FONDEURS L’AN 1835

Clocher de Cambes

Grosse cloche:

PAROISSE SAINT MAURICE DE CAMBES 1922
PARRAIN ALBERT MANILEVE OFFICIER DU MERITE AGRICOLE
JE ME NOMME ALBERTINE MARIE LUCIE
MARRAINE MARIE LUCIE RAFFY EPOUSE BESSIERES

Petite cloche:

ON ME NOMME MAGDELEINE PIERETTE CAMBES
TOMBES AU CHAMP D’HONNEUR 1914-1918 MOLINIER H. LARNAUDIE –
G. THINIERES – E. AUGUIE – M. DE PEYRET – M. BOURGADE – P. LHERM –
P. LABAUHIE – M. LACABANE – A. DESTRUEL
PARRAIN PIERRE BERGOUGNOUX – ORPI N D’UN SOLDAT MAGDELEINE DE PEYRET
CURE MARTY MUTILE DE GUERRE
DOMINE EXALTI VO CAM ME AM
AMEDEE VINEL FONDEUR TOULOUSE 1922

La Tuilerie de Puy-blanc

 

sentier des argiles table 2

sentier des argiles table 2

Après plusieurs années de difficultés financières, la « Tuilerie Lacabane » a finalement officiellement cessé ses activités depuis 1986.

Propriété privée, rendue depuis 20 ans à l’état de friche industrielle ce magnifique édifice industriel, inventoriée au titre des bâtiments industriels du début de l’ère industrielle en Midi-Pyrénées, a été entièrement démoli durant l’été 2017.

Histoire

La tuilerie du Quercy a été installée en 1877 sur l’emplacement de la tuilerie à mains de Puy-Blanc, qui datait de 1773. Une expérience de près d’un siècle et demi prouve l’excellente qualité de l’argile que employée.

La contrée où est située l’usine n’est pas très froide, mais elle est limitrophe du Limousin et du Cantal. Sur les montagnes de ces pays élevés sévissent des hivers rigoureux, qui ont été meurtriers pour la plupart des tuiles de diverses provenances qui y ont été employées ; aussi la tuile mécanique y a-t-elle une réputation détestable, qui y en rend la vente très difficile. Cependant, dans ces contrées, la tuilerie n’hésite pas à garantir, sur demande, une tuile résistante aux gelées.

Dès le début, la tuilerie est outillée pour fabriquer des tuiles en pâte dure, procédé très défectueux, qui donne trop souvent des tuiles gélives. Les défauts de ce mode de fabrication sont vite reconnu et les dirigeants n’ont pas hésité à réformer complètement l’outillage primitif pour le remplacer par les machines les plus perfectionnées pour la fabrication en pâte molle qui, à la condition d’employer de bonnes argiles, donne toujours des tuiles sonores, imperméables et non gélives.

En 1889, la tuileriefournit les tuiles pour la couverture des baraquements militaires d’Aurillac (6 500 m2). Voir la déclaration de M. l’Architecte de la ville d’Aurillac, qui affirme que « ces tuiles ont parfaitement résisté aux intempéries ».

En 1890, la tuilerie produit, toujours pour la ville d’Aurillac, la fourniture – pour la couverture des hospices civil et militaire d’Aurillac (12 500 m2).
Toutes les tuiles sont intactes. En présence d’expériences aussi longues que concluantes, la direction espère que « Messieurs les Architectes, Entrepreneurs et Propriétaires n’hésiteront pas à employer leurs tuiles, sans avoir à craindre d’ennuis d’aucune sorte. »

Encore de nombreuses maisons de la contrée sont recouvertes de ces fameuses tuiles ardoisées qui, certes, n’ont pas le charme et la couleur locale des toits caractéristiques du Lot mais ont parfaitement résisté au temps (NDLR).

Une visite de la tuilerie, il y a un demi-siècle…

Une visite de la tuilerie, il y a un demi-siècle…

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Ce « reportage » à la tuilerie de Puy-blanc date de 1949, il est extrait de Notre Quercy, essai de tourisme géographique, un ouvrage écrit par Adrien Ruayres, inspecteur de l’enseignement primaire à Figeac. Dans le chapitre 2, l’auteur relate une visite du Quercy à vélo effectuée en juillet par deux frères : Louis, le plus jeune, et Robert Caussanel, l’aîné, professeur d’histoire et géographie.
Tuilerie de Puy-blanc
Quelques kilomètres avant d’arriver à Cambes, les frères Caussanel trouvèrent un carrefour d’où une route se dirige vers la gare du Pournel. « Tout près d’ici se trouve une importante tuilerie, dit M. Robert, allons la visiter ».

Aussitôt, un changement radical de paysage frappa leurs regards; au lieu de ces austères taillis de chênes rabougris, sans fraîcheur, apparaissent des champs, des prés surtout, des haies vives jalonnées d’arbres divers, de frênes, de peupliers même, un aspect bocager, gracieux et varié.

« Constate que les peupliers, ces arbres amis de la fraîcheur, presque inconnus dans le causse et qui accompagnaient généralement les ruisseaux, se rencontrent ici en n’importe quelle situation topographique, à flanc de coteaux par exemple. Quelle conclusion tirer de cette situation ? »

Louis réfléchit puis répondit : « Il faut nécessairement que ces terres gardent en toute saison un minimum d’humidité. »

— C’est exact, répondit le frère. Nous trouvons ici, dans une zone que les géologues appellent le Lias. Cette bande large de quelques kilomètres, porte le nom de Limargue dans le Haut Quercy et Terrefort dans le Tarn-et-Garonne .Plus précisément nous nous trouvons sur les argiles toarciennes d’où ce contraste brutal dans la végétation entre deux points rapprochés. Regarde ces profondes empreintes durcies laissées par les sabots des vaches dans les rampes d’accès aux prés ; ce détail confirme la nature argileuse du sol.

Les voilà arrivés en vue de l’usine ; c’est un vaste bâtiment rose formant une sorte de croix de lorraine et dressant dans le ciel les tuyaux de briques de ses hautes cheminées. Trois étages (y compris le rez-de-chaussée) ouvrent leurs rangées de baies en plein cintre qui donnent à l’ensemble une ordonnance presque classique. Comme ils allaient arriver, un tracteur remorquant sur une voie de 0,60 m. un train de wagonnets vides sortait de l’usine. Ils le suivirent et arrivèrent à une vaste carrière sans profondeur, où deux excavateurs inclinant sur le talus rectiligne du front de taille leur long bras armé d’une chaîne sans fin de pelles, enlevaient des tranches de terrain et remplissaient des wagonnets.

Revenus à l’usine, ils demandèrent un entretien à M. le Directeur général, qui les reçut fort courtoisement.

— Monsieur le Directeur, je craignais un peu, en cette saison de congés payés, de trouver votre usine fermée.
— Nous n’arrêtons jamais le travail, car nos fours sont à feu continu, et leur extinction, sans être aussi catastrophique que pour un haut-fourneau, entraînerait une perte considérable.
— Il est inutile de demander pourquoi votre usine s’est installée ici : vous disposez d’approvisionnements en matière première pratiquement illimités, puisque vous exploitez, non quelque dépôt local et irrégulier d’argile, mais tout un étage géologique qui s’étend tout autour de l’usine.
— C’est exact, reprit le Directeur. Nous disposons de plusieurs qualités d’argile, ce qui permet des mélanges variés, et surtout nous met en mesure de fabriquer d’excellente tuiles. N’importe quelle argile peut être utilisée dans une briqueterie, mais il n’en est pas de même dans une tuilerie. Si vous le voulez, nous allons suivre les diverses étapes de la fabrication des briques et des tuiles.

De l’argile brute à la pâte…

Voici d’abord des fosses en forme de trémies dans lesquelles wagonnets ou camions vident leur chargement, ici une argile d’un gris ardoise, très fine, exempte de tout gravier, là une argile de couleur ocre. Dans le fond de ces trémies deux tapis roulants progressent très lentement et entraînent pour les mêler des quantités réglables de chaque espèce d’argile. Cette argile passe ensuite dans une série de broyeurs à cylindres qui la broient très finement, mélangent intimement les deux qualités et donnent à la pâte ainsi obtenue le degré d’humidité nécessaire. D’autres tapis roulants transportent la pâte à briques ou la pâte à tuile dans l’atelier de moulage où nous allons les suivre.

Le moulage…

Ici cette pâte est refoulée par pression dans une cavité tronconique au sommet de laquelle on peut adapter diverses filières, suivant la section des briques que l’on veut fabriquer. De temps en temps un coupeur automatique s’abat et tranche de son fil d’acier la bille molle. Pour les briques il ne reste qu’à sécher et à cuire. Pour la tuile nous n’avons encore qu’une ébauche plate. Des ouvriers prennent ces ébauches de tuiles, ou de briques, et les posent sur les étagères de « balances » (semblables aux plateaux suspendus sous le fléau de certaines balances) portées par une chaîne sans fin longue de 600 mètres, qui tourne lentement et passe dans les quatre étages de l’usine, assurant automatiquement tous les transports.

Pour le moulage des tuiles, nous utilisons des moules en plâtre fixés sur un tambour pentagonal à axe horizontal. Lorsque l’ébauche est parvenue en haut, un autre moule s’abaisse et comprime l’argile qui, d’un seul coup, prend la forme d’une tuile mécanique du modèle « Quercy », que nous avons créé. Le tambour continuant à tourner, une nouvelle pièce pratique l’ébarbage automatique. Il y a trois mois, il fallait trois ouvrières pour enlever les bavures d’argile.
Plan Incliné

Le séchage…

Passons maintenant aux séchoirs. Ce sont eux qui tiennent le plus de place et qui imposent de vastes dimensions à toute briqueterie. L’été, toutes les baies sont ouvertes. En hiver et par temps humide on ferme les fenêtres, une soufflerie envoie de l’air chaud dans les séchoirs au moyen d’un vaste réseau de tuyaux.

La cuisson…

ce qui reste de l’ancien four Hoffmann nov 2017

Nous allons maintenant visiter les deux fours où s’opère la cuisson. Chaque four constitue une massive construction qui occupe tout le rez-de-chaussée de chacun des deux bras de la croix de Lorraine.

Ce volume massif est creux et parcouru par deux tunnels de 50 m. de long, 2,20 m. de large pour 2,50 m. de haut. A chaque extrémité, ces deux tunnels sont reliés pour le passage des gaz de combustion. Des portes, que l’on mure après défournement et enfournement, mettent ces tunnels en communication avec des couloirs latéraux.

Montons sur ces fours pour mieux comprendre le fonctionnement de ces modèles à feu continu. Le dessus des fours forme une surface plane dans laquelle sont percés de petites ouvertures. Les matériaux à cuire sont entassés dans le tunnel jusqu’à la voûte. Ils y resteront 7 jours sans se déplacer.Chargement du Four

C’est le feu qui avance, car d’en haut on jette les fines de charbon gras flambant dans une section du tunnel, puis un peu plus loin. Les briques subissent ainsi des températures de plus en plus élevées jusqu’à ce que, vers 850 °C, portées au rouge, cuites, elles prennent une belle couleur rouge. Puis le feu s’éloignant, elles se refroidissent lentement et, dans quelques jours, le défournage sera possible.

Comme ils étaient revenus devant l’entrée du bureau, M. Caussanel questionna :
— Combien occupez-vous d’ouvriers?
— Avant 1939, nous occupions 75 personnes. Avant la création du groupe industriel de Laval de Cère, notre entreprise était probablement la plus importante du Lot.
— Quel est votre rayon de vente ?
— Le Lot et plusieurs départements voisins.

M. Caussanel remercia le Directeur général et les deux frères poursuivirent leur chemin.

Dolmens et tumulus de la région

Les dolmens sont les premières oeuvres architecturales de l’homme qui a habité notre région. Ces constructions en grosses pierres sèches (mégalithes) datent de 4000 à 5000 ans (époque néolithique). Ce sont des tombes collectives présentes surtout sur le causse qui a fourni les grandes dalles calcaires qui les composent.

Ces monuments sont généralement orientés vers l’Est (levant) et situés au centre d’un tumulus. Ce dernier, à l’origine, devait entièrement recouvrir le dolmen, le cacher, le condamner quand la décision était prise de ne plus l’utiliser. Dans cet amas de pierres et de terre dont est constitué le tumulus, on a découvert récemment un mur de parement, parfaitement bâti qui fait le tour du dolmen , perpendiculairement aux dalles supports et l’on suppose que le monument était utilisé sous cette forme.

Fouille du dolmen des Aguals à Gréalou

Fouille du dolmen des Aguals à Gréalou

Les dolmens de Cambes

Le Communal

Situé au sommet d’un petit tumulus rond, ce dolmen dont la table a disparu, servait de base à une gariotte à présent effondrée. Il est à présent sur le terrain de la carrière mais sur le secteur non exploitable…

Dolmen du Comunal

La Pierre levée

Il s’agit là d’un tumulus impressionnant de 24 m. de diamètre et de 1,80 m. de haut. Du dolmen, on distingue le support gauche, une dalle couchée sur le tumulus, l’autre dans la chambre et la dalle de fond.

Dolmen La Pierre Levée

Le Pournel

Petit dolmen dont il ne reste que les deux supports. Le tumulus arrondi est peu visible.

Le Ruscou

Petit dolmen situé en bord de combe, au milieu d’un champ. On distingue les deux supports et une dalle de fond.

Les dolmens de Livernon
La commune de Livernon très riche en mégalithes, de par leur nombre et leur intérêt, comporte deux monuments classés : le menhir de Bélinac et la Pierre Martine. Dans la région du causse limitrophe avec les communes de Reyrevignes et Cambes on notera le dolmen de la Terre.

Les dolmens de Reyrevignes

Causses hauts 1

Ce dolmen qui sert de point d’appui à une murette de séparation de parcelles comporte une table impressionnante de plus de 4 m. de long sur 2,50 de large. Les deux supports sont très inclinés vers l’intérieur.

Causses hauts 2

La table de plus de 3 m. de long est cassée en deux morceaux. seul le support gauche est en place.

Champ de Cluzel

Malgré sa table cassée ce dolmen, situé en bord de doline, est le plus beau du coin avec tous ses éléments en place : supports (3 m.de long), table (3,80 m.) et dalle de fond (1,20 x 0,80 m).

Dolmen Champ de Cluzel

Et tous ceux qui ont été détruits…

…comme le tumulus de Rustan

En 1881, L. Lacabane signait une note dans le bulletin des antiquaires de France, mentionnant

“La destruction récente d’un tumulus qui existait à Rustan, commune de Cambes. Formé de pierres et de terre, ce tumulus conique, de 60 m; de circonférence sur 2 m. d’élévation a servit à l’empierrement du chemin fait cette année même, entre l’usine de Puy-blanc et la station SNCF du Pournel.
Dans le centre du tumulus, les ouvriers rencontrèrent deux grandes pierres calcaires, brutes, posées de champ, séparées par un intervalle de 1,80 m., orientées de l’Ouest à l’Est, elles avaient 3,50 m. de longueur sur 1,30 m. de hauteur et 15 à 20 cm. d’épaisseur.
Dans ce tombeau fermé à l’Ouest par une troisième pierre, on trouva un assemblage confus de silex, de fragments de poterie grossière ; sur un fond de dalles calcaires reposaient plusieurs squelettes, trois suivant les uns, cinq suivant d’autres. Autour du tombeau, existait un ou plusieurs cercles de pierres et chaque crâne était sous une pierre.”

Provenant de ces déblais, L. Lacabane a recueilli, une pointe de lance en pierre polie, un fragment de bracelet en bronze, un pinçon en os, plusieurs fragments de poterie.