Plan Local d’Urbanisme

Enquête publique en cours jusqu’au 3 février

Plan Local d’Urbanime : contribution de DCPB

En prélude à la mise en place du P.L.U., le P.A.D.D. (projet d’aménagement et de développement durable) exprime la volonté politique de la collectivité locale en matière de développement économique, social et environnemental à l’horizon des 20 ans à venir. C’est dire l’enjeu de cette période de réflexion sur la commune de Cambes pour éviter un développement anarchique dans lequel le village, dépassé par les implantations, peut perdre son âme.

On peut distinguer cinq volets prioritaires dans ce projet :

  • Soutenir le développement des activités économiques.
  • Garder la cohérence du fonctionnement agricole.
  • Maîtriser le développement urbain.
  • Maintenir un réseau de cheminements qui valorise le cadre rural de la commune.
  • Protéger et valoriser les secteurs recensés.

1. Soutenir le développement des activités économiques

Quercypôle doit être pris en compte dans le PLU en rappelant la charte paysagère définie lors de l’étude d’impact. La surface boisée non lotie devra être précisée ainsi que le chemin pédestre reliant Cambes à Lissac qui la traverse.

La ZAD définie sur le causse de Cambes devient caduque (datant du 14/01/93 durée 14 ans) et ne doit pas être renouvelée. La commune compte déjà Quercypôle et les entreprises situées à la sortie le long de la 802. Il n’ y a pas d’intérêt à réserver une zone supplémentaire pour de nouvelles installations artisanales, hormis au bord de la 802 dans la continuité des précédentes. Il existe ensuite la zone artisanale de Livernon à 5 km. La ZAD mentionnée doit être transformée en une zone naturelle tampon vis-à-vis des entreprises installées au sud et des habitations dans le secteur de la gare. Ce secteur naturel à préserver (voir 5) limitera ainsi toute extension vers le nord des entreprises existantes en bordure de la 802 et protègera de la pollution sonore et des poussières générée par la carrière.

2. Garder la cohérence du fonctionnement agricole

La modification du parcellaire et des accès en raison de la création du parc d’Activités de la Blancardie et de la mise aux normes de la 802 a particulièrement compliqué les itinéraires des exploitants agricoles pour conduire leurs troupeaux ou accéder à leurs champs. Cette donnée devra être prise en compte avec les intéressés eux-mêmes.

Le plan d’épandage devra particulièrement être vérifié en regard des nouvelles priorités d’urbanisation et annexé au PLU.

3. Maîtriser le développement urbain

La récente étude sur le développement urbain de la commune alimentera ce chapitre. Les grandes lignes en sont les suivantes :

  • Développer l’urbanisation en continuité dans le bourg.
  • Redonner une centralité au village avec des liaisons sécurisées pour les piétons des futurs lotissements vers l’école et la place de l’église.

La création d’une route de desserte à la limite nord avec Lissac sur un ancien chemin devrait permettre une circulation plus fluide vers les lotissements du Mas del Sol.

4. Maintenir un réseau de cheminements qui valorise le cadre rural de la commune

La commune dispose déjà d’un grand nombre de chemins inscrits au PDCRP. Ce plan doit être annexé au PLU.

Au regard de ce plan il est possible d’inscrire une continuité piétonnière, non motorisée, depuis la place de l’église jusqu’aux limites nord ouest de la commune (causse le ruscou) en passant par l’école, les lotissements, le site de Puy-blanc. Cet axe « doux » s’inscrira dans une continuité paysagère en traversant des lieux très différents (causse, bois, village, tuilerie). Cet axe pourra également relier Reyrevignes à Cambes en passant par le hameau central de Puy-blanc.

5. Protéger et valoriser les secteurs recensés

L’une des priorités définies dans le PADD est le maintien et la protection des zones boisées. La commune comporte trois secteurs boisés : le causse Ruscou, Camp de l’arche, Puy-blanc et Lacoste.

Le causse est particulièrement mis à mal avec les entreprises existantes et l’extension de la carrière.

Le bois de Puy-blanc se rétrécit également d’une année sur l’autre en raison des coupes franches réalisées pour agrandir les terres agricoles particulièrement côté Reyrevignes.

Ces secteurs doivent être inscrits au PLU comme zones naturelles à protéger :

  • Le causse de Cambes Ruscou/Camp de l’arche en raison des pelouses sèches, des dolmens et tumulus et du chemin transversal qui le parcourt.
  • Les carrières de Puy-blanc et le bois en lien avec le projet de gestion défini par le PNR.

Toutes suppressions des surfaces boisées de ces sites doivent être proscrites.

La continuité paysagère du causse de Cambes à Puy-blanc jusqu’au centre bourg doit être préservée (murets, haies, petit patrimoine bâti).

Certaines surfaces, bien que situées près du centre bourg, mais offrant un point de vue qui marque le caractère rural ou historique du bourg devront également être réservés c’est le cas par exemple du champ situé sous le bourg et formant amphithéâtre ou la traversée de la D21 dans le bois de Puy-blanc avec en perspective la tuilerie et sa cheminée. Ce sont également certains points de vue sur la vallée du Célé ou sur les étendues du causse.

Lors du traitement des abords d’axes routiers ou d’établissements commerciaux ou industriels, des éclairages, l’aspect rural devra être préservé dans le choix et la « sobriété » des matériaux et la présence de végétaux locaux.

Dans le cadre des aménagements urbains ou routiers, les points d’eau (ruisseaux, sources, fontaines, mares et lacs) doivent être préservés.

Le cours du ruisseau des Bormes , du Marot,et le réseau hydrographique de Puy-blanc doivent être l’objet d’une vigilance particulière en ce qui concerne les sources de pollution éventuelles ( eaux de ruissellement, proximité des entreprises, épandages des lisiers et intrants sur les terres agricoles).

Le patrimoine historique et humain devra également être mis en valeur.

Il concerne en particulier les abords de la tuilerie de Puy-blanc dont les quelques restes témoins d’une riche activité ouvrière passée doivent être sauvegardés. (anciennes maisons ouvrières). Le petit patrimoine bâtit doit être inventorié et sauvegardé (fontaines, cazelles…).

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