Un jour un chasseur…

Bouleversées par la mort de Morgan, ses amies ont créé le collectif Un jour, un chasseur.

En un mois à peine, elles ont collecté mille cinq cents témoignages, tous plus accablants les uns que les autres. Accidents, violences, incivilités, pressions, agressions verbales… Les comportements abusifs des chasseurs qu’elles ont recensés interpellent. Les jeunes femmes dénoncent une impunité qui doit cesser. Bérangère Abba, secrétaire d’Etat à la Transition écologique, recevait dernièrement le collectif dont la demande est une réforme de la chasse.

Le saviez-vous ?

  • La chasse est ouverte cette année du 13 septembre au 28 février, les jours autorisés à la chasse sont les samedi, dimanche, lundi et mercredi .
  • Le permis de chasse est délivré à partir de 16 ans.
  • Par dérogation, un mineur de 15 ans est habilité à utiliser sur le lieu de chasse l’arme de l’accompagnateur dûment identifié dans la demande d’autorisation de chasser accompagnée.
  • La chasse se pratique avec des armes à feu puissantes, dans des espaces ouverts à tous : aucune autre activité de plein air que la chasse ne pose un tel problème de sécurité publique. C’est le seul loisir qui mette en danger des non-pratiquants : chaque année, 10 à 20 % des personnes blessées ou tuées à la chasse sont non-chasseurs !
  • L’interdiction de la chasse le dimanche est une mesure souhaitée par 8 Français sur 10 (sondage IFOP de 2016). Sous le gouvernement Jospin, en 2000, Dominique Voynet avait bien instauré le mercredi sans chasse, mais sous la pression des chasseurs, la mesure avait rapidement été abrogée par le gouvernement suivant. Le débat est donc toujours d’actualité !
  • la France est régulièrement condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne pour manquement à la transposition des directives « oiseaux » et « habitats » dans sa législation nationale ainsi que pour le non respect des dates de période de chasse.
  • Lorsque la voie est publique (route communale, départementale ou nationale, chemin ouvert à la circulation publique, voies ferrées ou emprises, enclos et dépendances des chemins de fer) la chasse est proscrite du fait de l’interdiction absolue d’utiliser des armes à feu sur ou en direction de ces axes de circulation. Ces règles de sécurité coordonnées par la fédération départementale des chasseurs sont également présentes dans les schémas départementaux de gestion cynégétique (9).
  • Ni le Préfet ni le Maire ne peuvent interdire de manière absolue « l’activité de la chasse ». Ils peuvent néanmoins réglementer l’usage des armes à feu pour des raisons de sécurité strictes. En règle générale, les dispositions de ces arrêtés sont reprises dans l’arrêté fixant les dates d’ouverture et de clôture de la chasse, consultables en Mairie ou à la Préfecture de votre département. Des arrêtés municipaux peuvent aussi réglementer localement certaines pratiques de chasse présentant des risques avérés pour la sécurité publique. Selon les cas, des périmètres de sécurité peuvent être agrandis
  • Au total, en 20 ans, ce sont donc plus de 410 personnes qui ont perdu la vie des suites d’un des 2792 accidents de chasse recensés par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage.

Quelques documents utiles pour appréhender la chasse dans le Lot

Les chiffres, selon la fédération de chasse du Lot:

9 500 chasseurs, 497 structures de chasse, dont 28 ACCA,

4 enclos de chasse et 45 associations de propriétaires

les liens:

Fédération de chasse du Lot

Schéma départemental de gestion cynégétique du Lot

rapport moral du président de la fédération départementale de chasse du LOT, André Manié, le 13 avril 2019

« Le jour viendra bientôt où le monde politique comprendra enfin que pour réussir la transition écologique il faut juste ne plus en donner la gestion aux écologistes eux-mêmes. De Dominique Voynet à Nicolas Hulot, que de temps perdu à imaginer des taxes plutôt que des actions concrètes pour nos territoires, que de temps perdu à persécuter fiscalement les ruraux au nom de l’écologie et au final sans se faire comprendre non plus par les urbains. J’aime à le dire, être rural en 2019, ce n’est pas simplement vivre à la campagne ! C’est vivre la nature au milieu d’elle-même, mais pas d’une façon contemplative. C’est vivre avec les héritages de nos transmissions génétiques, où la mort et la vie se côtoient à chaque instant, se mêlant inlassablement, comme l’histoire de l’humanité et celle du monde animal nous l’ont si bien appris. C’est vivre sans avoir besoin de se sentir coupable d’être ce que nous sommes. C’est vivre comme un être humain, qui, par la volonté de dominer le règne animal, nous a fait un jour descendre des arbres pour courir après les autres pour tout simplement les manger, mais aussi parfois simplement pour les apprivoiser. Être rural aujourd’hui, c’est comprendre et assimiler tous ces fondamentaux essentiels à l’espèce humaine qui font qu’un poisson rouge ne sera jamais l’égal de l’homme, et qu’un prédateur ne sera jamais une peluche de chez Toys »R »Us ! Mais c’est aussi être porteur de notre histoire en tant qu’espèce dominante, qui a chèrement acquis ce statut par la volonté inébranlable de développer sa matière grise en voulant dominer la faune et la flore, par la chasse, la pêche, l’élevage et l’agriculture. Ces 4 mots que je viens de citer, ne sont-ils pas aujourd’hui les 4 espèces que certains souhaitent voir disparaître»  ….

Une réponse à “Un jour un chasseur…”

  1. Démoralisant!!
    Quand l’intelligence et le respect ont été distribués, certains n’étaient pas au premier rang…..

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