Arrêtons de taper sur le crapaud !

Relativisons le coût de la protection des espèces sensibles

Le coût des travaux pour le contournement de Cambes  s’élèvera à 11,5 millions d’€. Les mesures nécessaires de protection de la faune sensible sur ce faisceau  annoncent un  montant de 10 000€ soit  moins d’un millième du coût total ! de quoi relativiser la « chèreté » de cette mesure dénoncée dans le dernier bulletin municipal de Cambes. Encore une fois le batracien a bon dos !

Chiffrons plutôt le gaspillage en éclairage nocturne pour nos communes.

Disparition des anciens logements ouvriers

carrefour PB

à droite les anciens logements encore debout en juin

Dans notre dernier numéro du Râle d’eau nous abordions l’existence des trois bâtiments constituant la petite cité de Puy-blanc située à l’entrée du hameau en venant de Cambes.

Datant vraisemblablement du début du XXème siècle, un autre bâtiment plus ancien, d’une trentaine de mètres de long sur 6 de large, destiné à loger les familles ouvrières, se situait devant les bureaux de l’ancienne tuilerie. Fortement ébranlé par les travaux de terrassement de la nouvelle route, cet ensemble de logements dont le toit était déjà éventré menaçait de s’effondrer sur la voie public. Une procédure de péril, mise en application par le maire de Cambes, entraînait il y a quelques semaines, la destruction de ce bâtiment.

Ce fut là un ensemble de 6 logements contigus pour lesquels un bon nombre de personnes des environs peuvent encore témoigner. Certains y ont vécu les débuts de leur vie de couple et y ont vu naître leur premier enfant. Ces appartements, situés au rez de chaussée, ouvraient directement sur la route de Reyrevignes. Ils étaient constitués d’une cuisine avec évier et cuisinière et d’une ou deux chambres d’environ 10 à 12 m2. Derrière, on accédait aux jardins et poulaillers.

Après l’effondrement progressif depuis une dizaine d’année des toitures de la tuilerie et en attendant la chute de sa cheminée, la suppression  de cet ensemble de logements marque une étape de plus dans la disparition des derniers témoins de cette vie ouvrière qui dura un bon siècle.