la tuilerie de Puy-blanc

Après plusieurs années de difficultés financières, la « tuilerie Lacabane » cessait officiellement ses activités depuis1986.
Propriété privée, rendue à l’état de friche industrielle elle était finalement entièrement détruite fin 2017.

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Dans  un catalogue datant du début du siècle (1906) et présentant les produits de la « Grande tuilerie mécanique du Quercy », son fondateur, Jean Lacabane  nous expose, en préambule, les raisons de l’installation de  cette entreprise à Puy-blanc, ainsi que la qualité de sa fabrication .

La tuilerie du Quercy a été installée en 1877 sur l’emplacement de la tuilerie à main de Puy- Blanc, qui datait de 1773. Une expérience de près d’un siècle et demi prouve l’excellente qualité de l’argile que j’emploie.
La contrée où est située mon usine n’est pas très froide mais elle est limitrophe du Limousin et du Cantal. Sur les montagnes de ces pays élevés sévissent des hivers rigoureux, qui ont été meurtriers pour la plupart des tuiles de diverses provenances qui y ont été employées ; aussi la tuile mécanique y a-t-elle une réputation détestable, qui y en rend la vente très difficile.
Cependant, dans ces contrées, je n’hésite pas à garantir, sur demande, ma tuile résistante aux gelées.

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Dès le début, je me suis outillé pour fabriquer des tuiles en pâte dure, procédé très défectueux, qui donne trop souvent des tuiles gélives ; j’ai vite reconnu les défauts de ce mode de fabrication et n’ai pas hésité à réformer complètement l’outillage primitif pour le remplacer par les machines les plus perfectionnées pour la fabrication en pâte molle qui, à la condition d’employer de bonnes argiles, donne toujours des tuiles sonores, imperméables et non gélives.

En 1889, j’ai fourni les tuiles pour la couverture des baraquements militaires d’Aurillac (6.500 mètres), voir la déclaration de Mr l’ architecte de la ville d’Aurillac, qui affirme que « ces tuiles ont parfaitement résisté aux intempéries ».

encore de nombreuses maisons de la contrée sont recouvertes de ces fameuses tuiles ardoisées qui, certes n’ont pas le charme et la couleur locale des toits caractéristiques du Lot mais ont parfaitement résisté au temps.(NDLR)

en savoir plus sur la démolition…

visite dans les années 1950

la cité ouvrière