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Vie du site Web

Le virus n’a pas épargné DCPB

Le site de « Du Côté de Puy-blanc » est en traitement intensif après une attaque vraisemblable du Coronavirus…

Nous procédons à la reconstruction de sa structure et de ses pages.

C’esqt pourquoi les pages ne sont pas actuellement dans leur ordre chronologique (bravo aux webmasters soignants)

À bientôt, restez confiné.e.s et serein.e.s

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La Tuilerie de Puy-Blanc

Une visite de la tuilerie, il y a un demi-siècle…

Ce « reportage » à la tuilerie de Puy-blanc date de 1949, il est extrait de Notre Quercy, essai de tourisme géographique, un ouvrage écrit par Adrien Ruayres, inspecteur de l’enseignement primaire à Figeac. Dans le chapitre 2, l’auteur relate une visite du Quercy à vélo effectuée en juillet par deux frères : Louis, le plus jeune, et Robert Caussanel, l’aîné, professeur d’histoire et géographie.

Tuilerie de Puy-blanc

Quelques kilomètres avant d’arriver à Cambes, les frères Caussanel trouvèrent un carrefour d’où une route se dirige vers la gare du Pournel. « Tout près d’ici se trouve une importante tuilerie, dit M. Robert, allons la visiter ».

Aussitôt, un changement radical de paysage frappa leurs regards ; au lieu de ces austères taillis de chênes rabougris, sans fraîcheur, apparaissent des champs, des prés surtout, des haies vives jalonnées d’arbres divers, de frênes, de peupliers même, un aspect bocager, gracieux et varié.

« Constate que les peupliers, ces arbres amis de la fraîcheur, presque inconnus dans le causse et qui accompagnaient généralement les ruisseaux, se rencontrent ici en n’importe quelle situation topographique, à flanc de coteaux par exemple. Quelle conclusion tirer de cette situation ? »

Louis réfléchit puis répondit : « Il faut nécessairement que ces terres gardent en toute saison un minimum d’humidité. »

— C’est exact, répondit le frère. Nous trouvons ici, dans une zone que les géologues appellent le Lias. Cette bande large de quelques kilomètres, porte le nom de Limargue dans le Haut Quercy et Terrefort dans le Tarn-et-Garonne .Plus précisément nous nous trouvons sur les argiles toarciennes d’où ce contraste brutal dans la végétation entre deux points rapprochés. Regarde ces profondes empreintes durcies laissées par les sabots des vaches dans les rampes d’accès aux prés ; ce détail confirme la nature argileuse du sol.

Les voilà arrivés en vue de l’usine ; c’est un vaste bâtiment rose formant une sorte de croix de lorraine et dressant dans le ciel les tuyaux de briques de ses hautes cheminées. Trois étages (y compris le rez-de-chaussée) ouvrent leurs rangées de baies en plein cintre qui donnent à l’ensemble une ordonnance presque classique. Comme ils allaient arriver, un tracteur remorquant sur une voie de 0,60 m. un train de wagonnets vides sortait de l’usine. Ils le suivirent et arrivèrent à une vaste carrière sans profondeur, où deux excavateurs inclinant sur le talus rectiligne du front de taille leur long bras armé d’une chaîne sans fin de pelles, enlevaient des tranches de terrain et remplissaient des wagonnets.

Revenus à l’usine, ils demandèrent un entretien à M. le Directeur général, qui les reçut fort courtoisement.

— Monsieur le Directeur, je craignais un peu, en cette saison de congés payés, de trouver votre usine fermée.

— Nous n’arrêtons jamais le travail, car nos fours sont à feu continu, et leur extinction, sans être aussi catastrophique que pour un haut-fourneau, entraînerait une perte considérable.

— Il est inutile de demander pourquoi votre usine s’est installée ici : vous disposez d’approvisionnements en matière première pratiquement illimités, puisque vous exploitez, non quelque dépôt local et irrégulier d’argile, mais tout un étage géologique qui s’étend tout autour de l’usine.

— C’est exact, reprit le Directeur. Nous disposons de plusieurs qualités d’argile, ce qui permet des mélanges variés, et surtout nous met en mesure de fabriquer d’excellente tuiles. N’importe quelle argile peut être utilisée dans une briqueterie, mais il n’en est pas de même dans une tuilerie. Si vous le voulez, nous allons suivre les diverses étapes de la fabrication des briques et des tuiles.

De l’argile brute à la pâte…

Voici d’abord des fosses en forme de trémies dans lesquelles wagonnets ou camions vident leur chargement, ici une argile d’un gris ardoise, très fine, exempte de tout gravier, là une argile de couleur ocre. Dans le fond de ces trémies deux tapis roulants progressent très lentement et entraînent pour les mêler des quantités réglables de chaque espèce d’argile. Cette argile passe ensuite dans une série de broyeurs à cylindres qui la broient très finement, mélangent intimement les deux qualités et donnent à la pâte ainsi obtenue le degré d’humidité nécessaire. D’autres tapis roulants transportent la pâte à briques ou la pâte à tuile dans l’atelier de moulage où nous allons les suivre.

Le moulage…

Ici cette pâte est refoulée par pression dans une cavité tronconique au sommet de laquelle on peut adapter diverses filières, suivant la section des briques que l’on veut fabriquer. De temps en temps un coupeur automatique s’abat et tranche de son fil d’acier la bille molle. Pour les briques il ne reste qu’à sécher et à cuire. Pour la tuile nous n’avons encore qu’une ébauche plate. Des ouvriers prennent ces ébauches de tuiles, ou de briques, et les posent sur les étagères de « balances » (semblables aux plateaux suspendus sous le fléau de certaines balances) portées par une chaîne sans fin longue de 600 mètres, qui tourne lentement et passe dans les quatre étages de l’usine, assurant automatiquement tous les transports.

Pour le moulage des tuiles, nous utilisons des moules en plâtre fixés sur un tambour pentagonal à axe horizontal. Lorsque l’ébauche est parvenue en haut, un autre moule s’abaisse et comprime l’argile qui, d’un seul coup, prend la forme d’une tuile mécanique du modèle « Quercy », que nous avons créé. Le tambour continuant à tourner, une nouvelle pièce pratique l’ébarbage automatique. Il y a trois mois, il fallait trois ouvrières pour enlever les bavures d’argile.

Plan Incliné

Le séchage…

Passons maintenant aux séchoirs. Ce sont eux qui tiennent le plus de place et qui imposent de vastes dimensions à toute briqueterie. L’été, toutes les baies sont ouvertes. En hiver et par temps humide on ferme les fenêtres, une soufflerie envoie de l’air chaud dans les séchoirs au moyen d’un vaste réseau de tuyaux.

Chargement du Four

La cuisson…

Nous allons maintenant visiter les deux fours où s’opère la cuisson. Chaque four constitue une massive construction qui occupe tout le rez-de-chaussée de chacun des deux bras de la croix de Lorraine.

Ce volume massif est creux et parcouru par deux tunnels de 50 m. de long, 2,20 m. de large pour 2,50 m. de haut. A chaque extrémité, ces deux tunnels sont reliés pour le passage des gaz de combustion. Des portes, que l’on mure après défournement et enfournement, mettent ces tunnels en communication avec des couloirs latéraux.

Montons sur ces fours pour mieux comprendre le fonctionnement de ces modèles à feu continu. Le dessus des fours forme une surface plane dans laquelle sont percés de petites ouvertures. Les matériaux à cuire sont entassés dans le tunnel jusqu’à la voûte. Ils y resteront 7 jours sans se déplacer. C’est le feu qui avance, car d’en haut on jette les fines de charbon gras flambant dans une section du tunnel, puis un peu plus loin. Les briques subissent ainsi des températures de plus en plus élevées jusqu’à ce que, vers 850 °C, portées au rouge, cuites, elles prennent une belle couleur rouge. Puis le feu s’éloignant, elles se refroidissent lentement et, dans quelques jours, le défournage sera possible.

Comme ils étaient revenus devant l’entrée du bureau, M. Caussanel questionna :

— Combien occupez-vous d’ouvriers?

— Avant 1939, nous occupions 75 personnes. Avant la création du groupe industriel de Laval de Cère, notre entreprise était probablement la plus importante du Lot.

— Quel est votre rayon de vente ?

— Le Lot et plusieurs départements voisins.

M. Caussanel remercia le Directeur général et les deux frères poursuivirent leur chemin.

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Cambes – Reyrevignes, nouvelle départementale D21 : Savoir raison garder…

Bien que dcPB ait alerté les élus locaux et une partie des riverains (Râle d’eau n°19) sur la dimension démesurée de ces travaux, c’est au moment de leur réalisation que le contribuable lotois commence à se poser quelques questions.

Un chantier conduit sans enquête d’impact, ni réunion publique d’information auprès des riverains. un tel déficit d’information alimente naturellement les rumeurs: « quel nouveau projet se cache derrière un axe de cette envergure?

« Une autre vie s’invente ici » affirme le Parc Naturel régional des Causses du Quercy. Chiche ?

Très nature, très patrimoine, très Lot…
Travaux, maison, ouvriers

En ce début de siècle, tout le monde s’accorde sur le développement durable, on remet en cause la suprématie de l’automobile en ville, la sécurité routière nous serine depuis longtemps de lever le pied, les règlements d’urbanisme nous recommandent de plus en plus d’économiser de l’espace… Et puis, en ces temps de crise, on ne parle que de restrictions budgétaires qui brident l’avenir de nos projets.

Et pourtant, la simple réfection d’une route, un anodin projet d’aménagement routier, en totale contradiction avec ces préceptes, nous rappelle qu’on n’a pas encore tourné la page du 21e siècle.

La route reliant Cambes à Reyrevignes, en très mauvais état, doit bien sûr être améliorée, et personne ne conteste cette nécessité. Mais les normes techniques de cet aménagement, présentées comme incontournables, implique-t-elles obligatoirement une telle rectification de tracé, l’anéantissement des éléments de paysage quercynois qui font le charme de l’entrée d’un village comme Reyrevignes, le gaspillage d’autant d’espace agricole, chaque jour de plus en plus grignoté, et la destruction d’une partie du patrimoine lié à la tuilerie de Puy-blanc (unique dans le Lot) ?

Pourquoi un tel investissement (à tous les sens du terme, 2 millions d’euros sont annoncés) pour un modeste tronçon de 3 km qui va de toute façon déboucher au coeur de Reyrevignes ?

Pour quelle logique de désenclavement ou de développement, alors que passe déjà à proximité le nouvel axe départemental Figeac – A20 (et qui demande en priorité une déviation à Cambes) ?

Mais la principale inquiétude concerne l’insécurité routière : une telle route, avec un tracé aussi large et rectiligne, va engendrer de la vitesse et s’avérer plus dangereuse pour la traversée du hameau de Puy Blanc et l’entrée dans le village de Reyrevignes, d’autant plus que les éléments « gênants » (ancien transformateur de la tuilerie, murets à l’entrée du village) vont être supprimés au lieu d’être utilisés comme repères incitant à ralentir.

Réunion avec les techniciens du département, les maires des deux communes, la chargée de mission du PNR et les membres de l'association.

Réunion avec les techniciens du département, les maires des deux communes, la chargée de mission du PNR et les membres de l’association.

Nous sollicitons, après un avis technique, un choix politique :

  • Soit vouloir faire gagner à quelques 300 personnes 2 minutes (peut-être) de trajet quotidien, en roulant plus dangereusement et en consommant plus d’essence,
  • Soit garder une route « de campagne » en bon état, améliorée sur les passages les plus dangereux, qui préserve un patrimoine irremplaçable et des paysages que bon nombre de visiteurs nous envient, sans mettre en danger les riverains et sans compromettre leur cadre de vie (et pour un moindre coût).
Ici, le carrefour des bormes : en face la route qui part vers Fons.

Ici, le carrefour des Bormes : en face la route qui part vers Fons.

Ce simple exemple prés de chez nous nous rappelle qu’on ne sait pas encore subvenir à nos besoins de manière plus raisonnée, sans se goinfrer d’espace, d’énergie et de vitesse.

Ce carrefour sera entièrement redessiné :

le carrefour de la tuilerie

Le carrefour de la tuilerie.

le carrefour de la tuilerie : transformations (exit le cache-misère de tuilerie).

Le carrefour de la tuilerie : transformations (exit le cache-misère de tuilerie).

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Usine de traitement de déchets en fin de vie

Définitivement sortis par la porte à Puy-blanc, les déchets reviendront-ils par la fenêtre à la Blancardie ?

Usine de traitement de déchets en fin de vie (procédé de thermolyse-biolyse)

Ainsi après s’être battue depuis dix ans pour éviter que Puy-blanc devienne un dépôt de déchets ultimes l’association se voit présenter un projet de traitement de produits en fin de vie à deux pas du site de Puy-blanc.

Le contexte est cependant bien différent

  • L’installation est prévue sur le Parc d’activités industrielles.
  • Il s’agit d’une forme d’incinération basée sur la thermolyse (pas de rejet de dioxyne dans l’air).
  • Cette usine ne comportera pas d’aire de stockage permanent des déchets.
  • Elle ne traitera pas les déchets ménagers mais des matériaux en fin de vie (pneus au début, puis matériaux composites ensuite).

Des questions et des inquiétudes cependant…

  • Il s’agit là d’une expérimentation de plus du procédé de thermolyse sans que celui-ci ait confirmé sa fiabilité.
  • Le plan de résorption des stocks de pneus présenté par le Ministère de l’Environnement ne mentionne jamais la solution du traitement par thermolyse.
  • Malgré les explications séduisantes des porteurs de projets, les rejets d’eau, de fumées et de déchets ultimes restent préoccupants.
  • L’unité expérimentale qui a permis l’agrément de ce procédé ne représente qu’un compartiment de four chauffé par une résistance électrique, alors que l’installation à Cambes comportera 6 unités en série avec système de sas et de translation de chaînes jamais testés dans ce contexte.
  • La communauté de communes devait procéder à la vente de la parcelle (7 à 8 000 m2) avant la fin de l’année 2006. Après intervention du président de la commission Environnement, les élus ont opté pour une simple promesse de vente, attendant l’étude d’impact (toujours pas annoncée…).
  • Le siège de cette société – GEMAB – a cependant été transféré dans les locaux de Calafatech (Cambes) fin 2006.

Exposées lors de la première réunion de présentation du projet avec le promoteur et les élus, nos premières craintes sont les suivantes

  • Quelles garanties avons-nous que cette usine ne soit pas complétée par un centre d’enfouissement dans les années à venir ?
  • Après les problèmes techniques successifs qu’ont connu les systèmes de thermolyse jusqu’à la dernière installation existant en France à Arras, quelle garantie avons- nous de la fiabilité de ces futures installations ?
  • Cette usine utilisera de l’eau et en rejettera une partie fortement chargée en produits résidus toxiques, quelle sera le système d’épuration ?
  • Cette usine devait être initialement implantée à Souillac pour traiter un immense et fort dangereux stock de pneus. Pourquoi cette installation à Cambes ?
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Compte-rendu de la réunion du jeudi 12 octobre 2006 à Calfatech (Cambes)

Projet d’installation d’une unité de valorisation de produits en fin de vie et rebuts de fabrication sur le Parc d’Activités de Cambes

Ce projet « GEMAB » est porté par 3 sociétés

  • Établissements Maillot et Jeulin (le concepteur et gérant).
  • J2L société financière gérant la concession des brevets.
  • FIDEI société financière et immobilière (voir article du périodique L’Expansion).

L’objet : Réaliser une « première » unité industrielle de traitement

Matériaux traités :

  • matériaux composites (aéronautique, automobiles, ferroviaires…), pneumatiques usagers, DEEE (déchets équipements électriques et électroniques, R.B.A (rebuts de broyats automobiles).
  • Le traitement de déchets ménagers est exclus.

Le procédé de traitement

Il s’agit de la thermolyse dans son ultime version, appelée « Biolyse » ; une technologie portée par son inventeur Patrick Jeulin.

Les avantages sur le plan environnemental

Ce sont ceux de la thermolyse en comparaison avec l’incinération. Semblable à l’ancien procédé de production de charbon de bois, ce traitement thermique des déchets se déroule en l’absence d’air. Les déchets passe dans un four chauffé à environ 400 à 500°C.

Les matières organiques sont alors décomposées en deux parties :

  1. le composant solide (carbone et cendres) pour 25%.
  2. un gaz chaud en partie recyclé pour produire la chaleur nécessaire au système.

L’émission des fumées est de 50% inférieur à l’incinérateur et ne contiennent pas de dioxyne.

Pour connaître dans les détails de ce procédé voir le site web : www.biolyse.fr

Le contexte lotois

Ce projet arrive à la suite d’une première volonté d’installation de cette même entreprise à Souillac pour traiter l’imposant et dangereux stock de pneus (plusieurs milliers de pneumatiques sont abandonnés à la suite d’une procédure juridique inextricable, et représentent une véritable bombe à retardement pour toute la région s’ils prennent feu !)

Les promoteurs n’ont pas répondu clairement à la question de notre association : « Pourquoi avez-vous abandonné le projet sur Souillac ? »

Nous savons par ailleurs que le projet de thermolyse pour le traitement des déchets ménagers lotois avait été envisagé pendant quelques années avant que le département décide de l’abandonner en raison de son coût.

Consulter à ce titre le rapport du sénateur Gérard Miquel au Sénat : Recyclage et Valorisation des Déchets Ménagers (Rapport 415 (98-99) – Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques).

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Divers Photos, Cartes, Diaporamas…
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Le crapaud sonneur a bon dos

Le sonneur

Interview exclusive de l’intéressé à l’occasion de la semaine du développement durable.

Dans un article de la presse locale, était une fois de plus évoquée la déviation de Cambes et le retard pris par une nouvelle procédure de déclaration d’utilité publique. Le représentant du Conseil général laissait entendre que ce retard était dû, à la présence de crapauds sonneurs à ventre jaune sur le trajet retenu.

L’association du côté de Puy-blanc, qui s’est prononcée favorablement pour le tracé de cette déviation depuis plus de dix ans, a dénoncé, à maintes reprises, le retard pris pour créer cet axe urgent.

Le conseil général traîne les pieds sur ce dossier depuis plusieurs années, alors que la région a apporté une enveloppe correspondant à la moitié du financement. Cette panne de calendrier nous est expliquée par les seules contraintes environnementales.

Les membres de l’association DCPB, qui en 1995 ont été les premier à découvrir la présence du crapaud sonneur à Puyblanc, militent pour que son habitat soit protégé, mais aussi pour que la circulation routière infernale et dangereuse quitte au plus tôt le centre du village pour que les riverains retrouvent calme et sécurité.

Bénéficiant d’une certaine écoute et proximité avec ce crapaud emblématique, ils sont allés à sa rencontre pour lui demander son avis sur la question.

Le délégué de la gente batracienne du secteur, Bombina Variegata, nous donne ainsi son point de vue, en exclusivité, et dans le cadre de la semaine du développement soutenable. (propos traduits du « Herbo croas » par des spécialistes de DCPB) :

« C’est tout d’abord une grande satisfaction pour mes amis et moi-même d’être à présent reconnus et identifiés dans ce secteur. Cette même personne, actuellement Directeur de l’Aménagement du conseil général qui signale notre présence sur le trajet de la future déviation (article La Dépêche du 24 mars) est le même qui, en 1995, était chargé du dossier des déchets du Lot et voulait nous enfouir sous des poubelles ultimes…

Je suis fort étonné que l’on nous brandisse comme un obstacle de plus à la déviation de Cambes, alors que notre présence n’a jamais été signalée et retenue lors de la création de Quercypôle, de l’Hélistation, récemment inaugurée, et autres réalisations routières plus pressantes dans le voisinage. Contrairement à notre cousine la grenouille qui voulait être l’égale du boeuf, discrets batraciens nous ne briguons pas le statut de boucs émissaires…

Nous avons, il est vrai quelques difficultés à comprendre le fonctionnement des humains qui sont aux affaires dans cette région. Nous avons en effet échappé ces dernières années à Puy-blanc à quelques projets délirants comme : un incinérateur, une serre expérimentale de tabac OGM, un golf…

La plupart du temps on nous ignore superbement. Ainsi la communauté de communes de Figeac a opposé un refus catégorique de s’engager pour le classement de Puy-blanc, notre éden lotois, comme réserve naturelle régionale.

Puis, soudain, on nous bichonne à l’excès. Lors de la construction de la nouvelle route Reyrevignes Cambes, le service des routes envisageait de construire un « crapauduc » d’un montant de 200 000 €. Il aura fallu une réunion d’urgence demandée par l’association « Du Côté de Puy-blanc » et le PNR pour mettre fin à ce projet délirant.

Il est clair que nous étions présents ici, bien avant toute activité humaine et à ce titre nous demandons que les projets soient respectueux de cette biodiversité dont nous sommes un symbole vivant.

Je terminerai mon intervention par une citation de l’un de mes congénères, par ailleurs titulaire d’une chaire de sagesse animale à l’université naturelle des étangs de Puy-blanc : Mieux vaut-il avoir le ventre jaune que le ventre mou ? »

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Activités

Vendredi 8 juillet : soirée contes

En collaboration avec Derrière le Hublot, une soirée « contes » prendra place sous le pommier, avec Yannick Jaulin en scène.

Yannick Jaulin

Travaillé par sa langue natale, le parlhange, patois de la Vendée d’où il est issu, Yannick Jaulin questionne son humanité : ses racines, ses doutes, ses peurs. Autant d’interrogations qui sont aussi les nôtres et qui nous touchent, nous spectateurs de l’ombre. Pour Yannick Jaulin, « la scène est l’endroit où je suis à ma vraie place. » Et c’est vrai que depuis, le petit belou timide du fond de la Vendée qu’il fut naguère a su s’imposer sur la scène théâtrale française.

Yannick Jaulin
Yannick Jaulin
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Cambes & environs Projet & Aménagements

La déviation de la D802 : il faudra attendre fin 2013…

déviation de Cambes

En juillet 2009 nous apprenions la mise à disposition d’une enveloppe exceptionnelle (10 millions d’euros) de la région pour la réalisation de la déviation de Cambes.

Malheureusement cette aide, correspondant à la moitié environ du coût de la déviation, ne semble pas décider le Conseil Général à hâter le chantier qui ne sera pas commencé avant 2013 !

Depuis plusieurs années, le service départental des routes a refusé d’écouter les alertes transmises par notre association concernant la dangerosité de cette traversée en raison principalement de la croissance du trafic camion.

Il aura fallu la dégradation totale de la chaussée durant l’hiver 2010 pour que le Conseil Général prenne enfin la mesure de l’urgence de la remise en état de la traversées de Cambes. Les travaux se sont poursuivis en automne lors de la rénovation de la traversée du bourg. Après quelques péripéties dues à des erreurs du bureau d’étude (il aura fallu refaire les bordures durant l’hiver 2011…) les travaux sont à présent terminés en ce qui concerne la chaussée, les plateaux ralentisseurs et l’installation d’une zone 30.

L’aménagement des abords est en cours.

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Réserve naturelle

Projet de gestion pour le site de Puy-blanc et candidature comme réserve naturelle régionale : Figeac Communauté ne s’engage pas

Après cinq mois de travail d’une chargée de mission pour le P.N.R., un projet de gestion de cette zone naturelle était proposé en 2006, à la commune et aux associations locales.

La sauvegarde de la biodiversité de cette zone humide demeure la priorité. Plusieurs aménagements, parfois assez lourds (terrassements) sont prévus. Nous attendons à présent que le PNR et la communauté de communes passent à l’acte. Depuis bientôt deux ans, plus rien n’est fait…

Une nouvelle initiative du PNR rassemblait élus locaux, membres de DCPB et de la société de pêche, techniciens du Bassin Célé et élu de la commission environnement de la communauté de communes pour proposer une candidature de Puy-blanc au titre de Réserve Naturelle Régionale. La communauté de communes de Figeac-Cajarc donnait pour sa part une fin de non recevoir à cette proposition en expliquant que cette gestion n’entrait pas dans ses prérogatives.

Après plusieurs relances sans réponse du Président de la communauté de communes, l’association reçoit au bout de 10 mois une lettre du vice-président de la communauté de communes pour confirmer cette position.

À présent, l’association se tourne vers le PNR comme seul interlocuteur. Nous avons rencontré dans ce sens la nouvelle présidente du Parc.

Le projet de RN est à présent bloqué depuis deux ans en raison du refus de s’associer à ce projet de la part du propriétaire principal de la moitié du site.