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  • Un coup final et brutal porté à notre patrimoine...

Ce dernier jeudi de novembre aura marqué une sombre page de l’histoire du patrimoine lotois.

27 novembre : les charges d’explosif sont installées à la base de la cheminée, elle tombera le jeudi 30 à 10h.

après la chute de la cheminée, les premiers coups de pelle portés au four.

Le seul vestige de grand four continu, type Hoffmann, dans l’histoire de la terre cuite de notre région a été sciemment détruit à la pelle alors qu’un moratoire semblait être entendu entre le propriétaire de l’ancienne tuilerie et le président du grand Figeac.

destruction du four le 30 novembre

Il était en effet prévu, selon le président du gd. Figeac, qu’en toute fin de démolition, une visite de cet édifice permette d’établir un projet de sauvegarde patrimoniale avec un engagement affirmé du parc naturel régional et du département qui ont clairement soutenu le projet présenté par l’association « du côté de Puy-blanc ».

 

Jeudi matin était programmée la destruction de la cheminée par explosifs décision sur laquelle nous ne sommes pas intervenus. Arrivés sur place une heure avant, des membres de notre association se sont vus signifiés par le chef de l’entreprise de démolition et en présence du maire de Reyrevignes, que cette démolition n’aurait lieu que le lendemain matin. Une heure après, une explosion annonçait la chute de la cheminée! De toute évidence la présence de notre association n’était pas la bienvenue sur les lieux… pourquoi donc ?

Cette chute fut délibérément dirigée en direction du four comme le montrent les diverses photos réalisées sur place (voir article de La dépêche du 1er décembre 2017).

Malgré la pluie de matériaux reçus, l’assise voûtée du four qui était en parfait état auparavant, contrairement à la rumeur entretenue localement qui est devenue « version officielle »  n’a pas été suffisamment ébranlée au point d’en légitimer la destruction totale (nous disposons de photos montrant l’état du four après la chute de la cheminée).

Ainsi la destruction du four était prévue et l’alibi construit de toute pièce permettait de mettre fin aux pourparlers qui se sont trop éternisés .

En début d’après-midi, la pelleteuse poursuivait son travail en déblayant les gravats de la cheminée et dans la foulée, détruisait entièrement ce four de 40 m. de long et de deux travées parallèles voûtées.

A 16h30 la basse besogne était terminée.

Dans la précipitation, l’entreprise de démolition, ayant vraisemblablement reçu un « feu vert » portait ainsi le « coup de grâce  » au projet de sauvegarde de cet ancien four.

Comme elle l’a montré, au printemps dernier, en traitant, à sa manière et à la barbe des services de l’état, les points amiantés de l’ancienne usine, cette entreprise a été l’exécutrice des basses œuvres pour tous ceux qui ont œuvré contre ce projet de sauvegarde patrimoniale.

En fin de journée, de légers flocons de neige installaient un pudique voile blanc sur le four éventré gommant à tout jamais toute trace de cette histoire ouvrière unique dans notre région. La littérature et les ressources iconographiques sur de tels lieux emblématiques ne remplaceront pas l’existence, si modeste soit elle, d’un vestige réel et significatif témoignant sur place, pour les générations futures, de cette histoire locale.

Cette destruction totale et systématique, témoigne avant tout d’un profond mépris pour celles et ceux qui ont durement travaillé en ces lieux et constitue une réponse brutale à la question légitime de sauvegarde du patrimoine industriel. C’est également, pour les élus qui ont piloté cette affaire, le manque évident d’une vision prospective pour leur territoire et son patrimoine culturel.

créée en 1877 cette tuilerie de Puy-blanc était la plus grande entreprise lotoise de son époque .


Agenda ..

c’était Vendredi 24 novembre à la salle des fêtes de Cambes

dcPB et C’Zen  invitaient « lire à Figeac » et la compagnie « les voix du Caméléon »,  un  moment précieux autour des mots…

compte rendu de la soirée