La Tuilerie de Puy-blanc

 

sentier des argiles table 2

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Après plusieurs années de difficultés financières, la « Tuilerie Lacabane » a finalement officiellement cessé ses activités depuis 1986.

Propriété privée, rendue depuis 20 ans à l’état de friche industrielle ce magnifique édifice industriel, inventoriée au titre des bâtiments industriels du début de l’ère industrielle en Midi-Pyrénées, a été entièrement démoli durant l’été 2017.

Histoire

La tuilerie du Quercy a été installée en 1877 sur l’emplacement de la tuilerie à mains de Puy-Blanc, qui datait de 1773. Une expérience de près d’un siècle et demi prouve l’excellente qualité de l’argile que employée.

La contrée où est située l’usine n’est pas très froide, mais elle est limitrophe du Limousin et du Cantal. Sur les montagnes de ces pays élevés sévissent des hivers rigoureux, qui ont été meurtriers pour la plupart des tuiles de diverses provenances qui y ont été employées ; aussi la tuile mécanique y a-t-elle une réputation détestable, qui y en rend la vente très difficile. Cependant, dans ces contrées, la tuilerie n’hésite pas à garantir, sur demande, une tuile résistante aux gelées.

Dès le début, la tuilerie est outillée pour fabriquer des tuiles en pâte dure, procédé très défectueux, qui donne trop souvent des tuiles gélives. Les défauts de ce mode de fabrication sont vite reconnu et les dirigeants n’ont pas hésité à réformer complètement l’outillage primitif pour le remplacer par les machines les plus perfectionnées pour la fabrication en pâte molle qui, à la condition d’employer de bonnes argiles, donne toujours des tuiles sonores, imperméables et non gélives.

En 1889, la tuileriefournit les tuiles pour la couverture des baraquements militaires d’Aurillac (6 500 m2). Voir la déclaration de M. l’Architecte de la ville d’Aurillac, qui affirme que « ces tuiles ont parfaitement résisté aux intempéries ».

En 1890, la tuilerie produit, toujours pour la ville d’Aurillac, la fourniture – pour la couverture des hospices civil et militaire d’Aurillac (12 500 m2).
Toutes les tuiles sont intactes. En présence d’expériences aussi longues que concluantes, la direction espère que « Messieurs les Architectes, Entrepreneurs et Propriétaires n’hésiteront pas à employer leurs tuiles, sans avoir à craindre d’ennuis d’aucune sorte. »

Encore de nombreuses maisons de la contrée sont recouvertes de ces fameuses tuiles ardoisées qui, certes, n’ont pas le charme et la couleur locale des toits caractéristiques du Lot mais ont parfaitement résisté au temps (NDLR).

Une visite de la tuilerie, il y a un demi-siècle…