Déviation de Cambes

Le désenclavement du bassin de Figeac et son développement économique ne doivent pas se construire au détriment du paysage rural et de la qualité de vie des populations.

Axe vert — déviation de Cambes — contournement de Figeac — Zone d’activités économiques… les pièces d’un vaste puzzle se précipitent sans avoir fait l’objet d’un plan d’ensemble.

En fait, le nouvel axe Brive ↔ Méditerranée traverse nos communes avec un trafic routier d’envergure nationale. Les propositions de l’administration pour réduire les nuisances et protéger la sécurité des riverains ne sont pas adaptées à la réalité de ce futur trafic.

Cartes du faisceau arrêté

Enquete préalable de la déviation

Carte du faisceau arrêté
Le trajet retenu est celui de couleur rouge vif.
Du giratoire du Chantier jusqu’à sa jonction avec la RD 13 au Rial, il s’agit de la déviation de Cambes.
En amont et en aval il s’agit d’un simple aménagement en place de la RD 13.

Les problèmes soulevés

Le trafic routier sur la RD 13 doublera en une décennie

Cet axe routier qui offrira des liaisons de l’Aveyron et du Cantal avec Brive et Bordeaux, qui longera un important Parc d’Activités économiques au niveau de Cambes, connaîtra ainsi très rapidement, un flux de véhicules et en particulier de poids lourds qui dépassera les prévisions faites par l’administration.

Prévisions de trafic sur la D 13 (Source DDE) :

  • Trafic moyen journalier en 1996 au niveau de Cambes (RD13) : 3637 véhicules (dont 8,7% de poids-lourds) ;
  • Trafic moyen journalier en 2012 au niveau de Cambes (RD13) : compris entre 6100 et 7900 véhicules.
  • Pour l’année 1997 le pourcentage de poids-lourds mesuré sur la RD 13 au niveau du carrefour de Livernon est déjà de 9,5% !

Une déviation encore trop près de l’agglomération : des nuisances sous-estimées

Dans quelques années, avec le rythme d’augmentation du trafic routier que nous connaissons, ce seront donc environ 7000 automobiles et 800 poids-lourds qui défileront chaque jour sur cet axe.

Le bruit engendré par ce trafic routier, le long de l’axe, à hauteur des giratoires ainsi que les accès sécurisés des riverains ne sont pas sérieusement pris en compte dans cette enquête. Le document d’étude ne recense en effet que quatre habitations !!! pour lesquelles des mesures spécifiques contre le bruit devront être prises.

Les lieux-dits: le Rial, le Chantier, la traversée à Péret, seront particulièrement exposés ainsi que certaines habitations situées au bord de l’axe mais en dehors du périmètre d’étude (sortie de Cambes vers Livernon).

La solution de la pose de doubles vitrages, est un pis aller, quand on sait que durant une bonne partie de l’année les loisirs et les activités sont orientées vers l’extérieur. Le bruit doit se traiter au maximum à la source avec un revêtement de la chaussée adapté, des merlons et plantations suffisants et murs « antibruit » si nécessaire.

La sécurité des riverains

Le « tourne à gauche » prévu au Sud du projet, au niveau du Rial, sera générateur de danger, l’association demande plutôt un accès souterrain facilité, ici, par la situation en remblai. La création d’un giratoire, à ce niveau, est elle bien nécessaire pour desservir Cambes et Camboulit ?

Le giratoire principal situé au Chantier (entre les habitations, Gayral et Cavarroc) demeure trop près des habitations et occasionnera des nuisances sonores importantes aux riverains.

Le carrefour mortel du pont de Lascazes reste un point délicat et urgent à traiter. La visibilité n’est toujours pas suffisante malgré les dernières modifications apportées.